Fic IV

Fic IV
Lors d'une After, à laquelle j'étais conviée, j'avais pas mal bu et je ne me souviens pas de grand-chose en fait... Mais le lendemain matin, je me suis retrouvé aux cotés de Bill. J'étais surprise mais ravie. Je pensais que je pourrais lui avouer que je l'aimais plus que bien ...
Mes rêves se brisent lorsqu'il se réveille :
-Qu'est ce que tu fous encore là !? Allez dégage !

Depuis, tous les soirs, il vient soit dans ma chambre, soit il me fait venir dans la sienne. Et il fait ce qu'il a envie de faire. Je me laisse faire. C'est peut-être une coutume allemande... Non ! Sûrement pas... mais j'ai pas la force de refuser, et puis... je l'aime. Alors si ça peut lui faire plaisir ; je n'ai rien contre ça.

Ce manège dure depuis plusieurs mois avec Bill. Un soir, Tom me fait des avances. Il me propose de monter dans sa chambre. Je ne me sens pas bien, mais je le suis. Son sourire coquin me fait tout de suite deviner ses intentions. Je le suis quand même. J'ai besoin de vivre autre chose.
Je n'utiliserai que quelques mots pour décrire cette nuit-là ! Fantasme. Ascenseur. Epoustouflant. Orgasmique. Ouaw!. Sex. Tom. Ca résume le tout.
Georg a par la suite lui aussi demandé à avoir affaire à moi. Comme quoi, je deviens vite une chose. Au point où j'en suis... un de plus, un de moins... Tous les mêmes !
Avec Gustav, j'ai déjà détaillé notre relation. Il essaye de me faire comprendre que je peux dire non, d'arrêter là, de ne pas supporter cette situation. Mais j'ai besoin d'avoir ces contacts avec Bill. J'ai besoin de le sentir sur moi. J'ai besoin de le sentir contre moi, et en moi. J'ai besoin de sentir son odeur. J'ai besoin de lui alors qu' il me fait tant souffrir.
Ma vie est loin d'être passionnante et encore moins brillante depuis un peu moins d'un an.
Que dirais-je plus tard à mes enfants, lorsqu'ils me demanderont qu'à fait maman quand elle était jeune ? Mais aurais-je des enfants ? Telle est la question ! Dites-moi que cette situation va bientôt prendre fin...

-Laure, il faut qu'on parle !
Je hais cette phrase ! Et le ton de sa voix ! Sa voix est brisée, sèche. J'entends même un peu de désespoir... Est-ce possible ? Ca a l'air sérieux ! Il m'a appelé de mon vrai prénom... De plus, c'est la première fois qu'il m'adresse la parole sans connotation sexuelle ou pensée perverse.
-Oui, Bill, dis-je pour l'encourager à continuer.
Il m'évite du regard. Il plonge ses yeux sur ses maigres doigts. Il s'est rongé les ongles ; il doit être terriblement nerveux !
-Je crois que ... je crois qu'il faudrait qu'on se sépare. Je sais, on n'est pas ensemble, dit-il précipitamment en voyant que j'allais protester, mais je veux dire, qu'il serait mieux pour tout le monde si tu partais quelque temps. Tu vois, ailleurs, loin de nous pour quelques temps seulement. Ca me permettrait ainsi qu'à Tom, Georg et Gustav de faire le point. De voir où nous en sommes. De savoir qui nous sommes et vers où nous allons. De nous retrouver à 4... C'est pour ton bien aussi. Tu pourrais te reposer, reprendre un peu de forces. Tu as l'air si affaiblie ces derniers jours. Euh...Hum ... et puis tu pourrais revoir tes parents, tes amis. Je ne sais pas, tu dois leur manquer...
Tous ces mots ! Ca me fait l'effet d'une bombe ! Je suis dévastée. Je crois que je préférais le mutisme de Bill. Bref il me dit poliment de dégager. Qu'ils n'ont plus besoin de moi ! Qu'il n'a plus envie de moi en tout cas ! Il a sûrement trouvé mieux que moi. De la chaire fraîche. Il le dit lui-même, je suis faible. Il y a de quoi non ? Ils m'ont épuisé physiquement et lui il m'a épuisé moralement.
Et puis c'est nouveau ça ! Monsieur sait mieux que moi-même ce qu'il me faut !
Revoir ma famille et mes amis que j'ai lâchement abandonnés du jour au lendemain ! Sans jamais ne donner de mes nouvelles. Bien sûr! Ils vont m'accueillir à bras ouverts ! Et quoi ? Il va me laisser seule ? Je ne sais même pas où je suis là. Je n'ai pas un sou en poche. Ca y est c'est fini ! Je pars comme je suis arrivée. Sans préavis.
Il a du lire dans mes yeux tout ce qu'il se passait dans mon esprit.
-Ne t'inquiètes pas Lau'. Je déglutis, de quel droit ose-t-il me parler ainsi ? Comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Il hésite à continuer. Il hésite à me prendre dans ses bras. Je recule. Il ne tente rien.
-Tu n'auras rien à payer.
- Et même, avec quel argent j'aurai pu payer ?
Je me fais violence pour ne pas dévoiler mon incompréhension et ma tristesse.
-C'est dans un petit chalet, à la lisière d'une forêt. Tu y seras tranquille.
-Parle pour toi !
-Laure...
-Depuis quand tu me parles d'égal à égal et depuis quand suis-je redevenue Laure et non plus Penny' ??
-C'est justement pour ça que je te propose de partir. Pour que chacun puisse se retrouver. Calmer les esprits.
-Les ardeurs aussi !
- On ne va pas s'en sortir !
-Fallait peut-être pas commencer !
- Je ...
-Je pars quand ?

Cette conversation aussi mini soit-elle me faisait tourner la tête. Pourquoi voulait-il d'un coup se débarrasser de moi ? Je n'ai plus qu'une chose à faire : partir. C'est son souhait, je lui obéis. C'est comme ça, il décide, et comme d'habitude je me plie à ses volontés.

# Posté le dimanche 07 octobre 2007 15:56

Modifié le lundi 18 août 2008 14:36

FicV

FicV
Ce n'est pas une longue suite , désolée.



Mes bagages sont déjà prêts. Mes valises, je ne les défais jamais entièrement. On ne reste jamais bien longtemps dans un même endroit. Du coup, en moins d'une heure, j'étais dans le hall d'accueil. Ils sont tous là, pour les au revoirs. Tous ? Non. Peu importe. Avec ou sans lui, maintenant, c'est du pareil au même. Etrangement, ils ont l'air triste de me voir partir. Cela ne m'étonnerait pas que ce soit seulement Bill qui ait souhaité mon départ. Georg me dit que je vais lui manquer... J'imagine, oui.
Gustav me serre tout contre lui et refoule une larme.
-Tiens bon ! On se revoit bientôt ! En espérant que les choses aient changées !
-Merci pour tout Gus'.

Bizarrement Tom a la mine déconfite. Aucun sourire narquois ou cajoleur. Pas d'arrière pensée. Il a l'air sincère et perturbé.
-Ca va s'arranger. Quand tu reviendras, tu verras, ça ira mieux. Ca ne sera plus comme ça... Je le connais bien, mais j'avoue, je l'ai un peu perdu en cours de route. Excuse-moi. Tu ne mérites pas ça pourtant ! Je m'excuse pour lui aussi. Tu sais...
-Tu n'as pas à t'excuser Tom. Nous on était deux. Merci pour ça.
-A très vite Lo' ;-)

Le chauffeur avait déjà pris mes bagages. Il ne manquait que moi. Je monte dans la voiture et je lis sur les lèvres de Gustav un : « Tu vas me manquer. » Je fais un petit signe de la tête, la porte se referme et la voiture démarre.
C'est à ce moment-là que je craque. Je n'aurai pas pu tenir plus longtemps. Tout ce temps à se taire, à subir en silence, à faire semblant, à continuer à vivre tout simplement.
Tous ces moments passés avec eux, tous ces moments qui ne représentent rien à ses yeux.
Un an que j'étais partout avec eux. Un an de souffrance alimentée d'indifférence. L'indifférence fait si mal ! Pourquoi ai-je bu à cette soirée ? Comment me suis-je retrouvée dans son lit cette nuit-là ? Et toutes les autres ? Qu'est ce qui a fait changer Bill du tout au tout ? Au fond, je ne le connais pas vraiment. Pourtant je sais que la facette à laquelle j'ai eu droit est tout sauf lui. Tom lui-même le dit ; il l'a perdu en cours de route.
Je ne m'arrête pas de pleurer. Toutes ces larmes refoulées. Toutes les larmes que je n'ai pas fait couler sur GuGus'. Gustav ... Il m'a vraiment été d'un grand soutient. Il est le seul à avoir du respect pour moi. Le seul à avoir vu ma détresse au premier regard.
Mais dans quel pétrin me suis-je fourré !!
Le chauffeur est gêné, ne sait pas quoi faire pour m'apaiser. Il me propose d'allumer la radio. J'accepte...
« Hallo
Du stehst in meiner Tür
Es ist sonst niemand hier ausser Dir und mir ... OK
Komm doch erstmal rein der Rest geht von allein
In Zimmer 483 »

Plus jamais cette chambre !! Je change rapidement de station radio...
".........
Ich bin da ......wenn du Willst..."

C'en est trop ! J'éteins la radio, la traite de tous les noms d'oiseaux en français, heureusement le chauffeur ne comprend que l'allemand ! Qu'ai-je bien pu faire au bon Dieu pour mériter ses foudres ?!! Après en avoir voulu à cette pauvre radio de voiture, je finis par m'endormir.
Trois heures plus tard, la voiture ralentit... j'émerge d'un sommeil peu réparateur. Le chauffeur m'annonce qu'on est arrivé et me montre un chalet.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 16:56

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 13:10

One shot 2


One shot 2


[Ca fait longtemps que je n'étais plus sorti. Sortir seul. Sortir en étant enfin moi-même. Sortir sans devoir être presque porté par les "ours" qui sont en fait des gardes du corps. Sans ces "ours" , je serai écrasé comme une mouche. Vous savez cette mouche qui tourne autour de vous pendant des heures et que vous écrasez d'un coup sec avec un sourire machiavélique? Ben moi , je suis une mouche VIP : Vraiment Intensément Protégée.
Ce matin, j'ai réussi à échapper aux contrôles des "chiens de garde" postés devant la porte de ma chambre.
Je parle avec beaucoup d'images, c'est vrai, j'aime illustrer mes propos et surtout parler avec mes mains. Je fais toujours de grands geste en espérant que quelqu'un parle aussi ma langue des gestes... mais non. Tant pis. Donc, ce matin je suis libre de marcher dans les rues. Libre à moi de ne pas me perdre... Je ne connais rien à cette ville. Je ne comprends pas les panneaux d'indication... C'est pas grave, je ferai en sorte de ne pas trop m'éloigner.
Ca fait du bien le calme du matin. Ce calme en luî-même en fait. Partout où je passe, ça crie et là... bonheur; pas un chat dans la rue. Pas une folle en furie prête à me piétiner. Non, juste moi et la faible circulation du matin. Ils sont courageux tous ces gens qui partent au travail dès l'aube. Moi j'ai pas mal de chance j'avoue: grasse matinée, interviews, photoshootings, répétition, dédicaces, repos, concert et un gros tas de thunes qui s'amasse sur mon compte en banque. Avec tout ça... je n'ai que 18 ans. Parfois, quand je me fais défiler le film de ma vie, avec tout ce qui m'est arrivé, toutes les frontières franchies, toutes ces personnes rencontrées... j'ai l'impression d'avoir vécu 40 ans. 40 ans en 18 ans!
Une adolescente passe à côté de moi. Je m'apprête à sortir un bic pour lui signer un autographe mais elle ne me regarde pas. Pas un cri, pas une larme, pas même un sourire pour tout vous dire! C'est bizarre. Elle doit sûrement être plongée dans ses pensées, c'est pour cela qu'elle ne m'a pas vu.
Mais non gros bêta! Tu es méconnaissable là! C'est vrai que sur le coup, j'ai fait fort. Pour pouvoir sortir tranquille, je me suis déguisé! C'est le cas de le dire. Vous allez rire, mais moi qui ne jure que par les baggy's... j'ai enfilé un jeans à mon frère. Je suis serré comme tout là-dedans! Je ne dois vraiment pas être beau à voir. Avec ma démarche de pingouin dans un pantalon qui n'est pas le mien. Mais pour passer incognito, c'est le prix à payer. J'ai piqué une veste à Gustav et un bonnet pour cacher mes dreads à Georg. Il va me tuer, j'ai élargit son bonnet... On s'en fout, dès demain on ira tous renouveler notre armoire de nouveaux vêtements. Je lui acheterai un nouveau... pour ce que ça coûte franchement!
Il y a un parc de l'autre côté de la rue. J'y vais et m'installe sur un banc. A cette heure-ci , il y a déjà 3-4 vieux qui promènent leur chien. Moi, mon chien, ça va faire 2 ans que je ne le promène plus. Plus le temps. Je ne suis de toute façon plus à la maison. Un peu plus loin, j'aperçois une sorte de petit château. Ca doit être la plaine de jeux. Qu'est ce que mon frère et moi, on aimait les toboggans quand on était mômes. A la cour de récré , Bill et moi , on monopolisait le seul toboggan. Les autres enfant nous détestaient pour ça. On ne voulait pas partager. On se mettait debout et on regardait tout le monde de haut. On se prenait pour les rois du monde. On avait 5 ans.
On en a 18 et aujourd'hui , on est au sommet. Tous les yeux sont braqués sur nous. C'est effrayant. 'Faut pas croire tout ce que disent les journaux hein ! Les rumeurs sur nous vont bon train, elles ne s'arrêtent pas. Il y a même des rumeurs qui se créent sur base d'autres rumeurs.
Exemple: rumeur: " Bill est gay! " -" OH mon Dieu ! " - se disent les fans. En tout cas les soi-disantes "fans".
Rumeur de la rumeur:" Bill se fait passer pour gay pour mieux vivre sa relation amoureuse secrète avec une fan française depuis quelque mois..."
C'est con! Comme si ça avait du sens! Ca ne nous laisse plus vivre. Nos faits, gestes et dires sont épluchés et critiqués dans la presse. C'est le revers de la médaille apparement. Je m'en serai bien passé.
Un peu de douceur dans ce monde de brut. Ecoutez le chant des oiseaux. C'est doux. C'est naturel. Je crois que c'est l'une des dernières choses naturelles dans ce monde: les oiseaux du matin...
Une fille court dans le parc. Elle poursuit un parcours. Elle est dans mon champ de vision. Je la suis du regard. Je l'observe. On dirait qu'elle vole. Elle a l'air sereine. On dirait une gazelle. Oui. Une gazelle légère qui continue sa course. Qui ne se laisse pas perturber par le monde autour qui ne tourne plus rond. Elle court vers moi maintenant. Elle vient s'étirer contre un arbre.
-Bonjour, me lance-t-elle d'une voix claire et entraînante
Je luis souris. Elle parle français. Merde! Bon je vais lui sortir une phrase de mon répertoire appris par coeur.
- Bonchouur [ prononciation allemande ^^] Je m'appelle Tom, malheureusement je ne parle pas très bien français...
Elle me sourit à son tour. A la fin de ses étirements, elle s'assied à côté de moi.
Elle, c'est une fille du matin! Déjà brillante avant que le soleil ne se lève. Elle dit bonjour et parle aux inconnus. Pas comme tous ces associales rencontrés tous les jours. Elle est jolie. Jolie, malgré qu'elle dégouline de sueur. Ca la rend plus belle même. Enfin une fille naturelle. Je ne vois plus que des superficielles ou des plastiques.
- Moi , Johana.
A nouveau, elle sourit. Elle reprend peu à peu sa respiration. Elle enlève son 2ème écouteur de ses oreilles. Je reconnais la mélodie avant qu'elle n'éteigne son MP3. Alors comme ça, il subsiste des filles normales et naturelles qui écoutent notre musique ? Ma réflexion peut paraître naïve, mais il y a vraiment des jours où je me pose la question si ça sert vraiment à grand chose qu'on continue à faire de la musique. Je veux dire qu'en concert, je suis quasi-sûr que si on restait là assis sans bouger devant les "fans", il y aurait autant de bruit que si on se démenait à jouer en live sur scène. J'espere me tromper, parce qu'au sinon, le jour où Bill, Georg, Gustav ou même moi se ramène avec un énorme bouton au plein milieu du visage, Tokio Hotel plongera... Cela sera vraiment décevant. Moi, jouer de la gratte, c'est ma raison d'être. Je serai laid comme un poux, j'en jouerai quand même. Heureusement, je suis né beau. Mais ce n'est pas ça qui compte.
Elle commence à me parler. Elle me mime ses paroles pour que je comprenne. Je ne comprends rien, mais je fais semblant. Je souris et ris aussi quand elle éclate de rire. Elle pourrait me raconter sa vie pendant des heures, je l'admirerai pendant toutes ces heures. Ses dents blanches, ses lèvres rougies par le froid. Sa petite fossette quand elle sourit. Ses yeux qui pétillent. Ses cheveux qui bouclent vers les pointes. Ses mains et doigts qui s'agitent dans tous les sens. Son ventre qui se gonfle à chaque inspiration et puis se dégonfle tout seul. Sa voix douce et claire. Sa joie de vivre. Son doux parfum fruité... Elle s'est arrétée de parler. Elle me regarde d'un air interrogateur. Elle a sûrement dû me poser une question... Je n'écoutais pas. Que vais-je lui répondre?
-Yes! ^^
Une réponse tout à fait stupide agrémentée d'un sourire digne d'un enfant de 5 ans... c'est moi.
Elle éclate de rire. Et moi je passe pour le plus grand des imbéciles de la Terre.
C'est la première fois que je ne sais pas comment parler à une fille... D'habitude, les langues ne sont jamais une barrière, un sourire plus qu'explicite et l'affaire est conclue. Ici, c'est différent. J'aurai vraiment eu envie de comprendre sa langue et de lui parler des heures durant.
Mais elle se lève et me fait comprendre qu'il est temps pour elle de rentrer. Déja? Elle me tend la main , se ravise et me fait une bise. Elle a la joue plus douce que dans mon imagination.
Le temps que je reprenne mes esprits elle était déjà partit.
J'essaye de la retrouver mais elle s'est volatilisée. J'ai rencontré un ange. Elle était si vivante. Si heureuse de vivre le moment présent. Elle ne m'a pas parlé, j'en suis sûr, de ses soucis. Je ne comprenais pas mais s'il y a bien une chose dont j'ai compris le sens, c'est qu'elle me racontait la vie. Sa vie. La vraie vie.
Je regarde ma montre: déjà 10h30. Le temps passe toujours plus vite en bonne compagnie. Je me dirige alors à contre coeur vers l'hotel. Ils vont encore tous me questionner, me sermonner en disant que je suis inconscient de sortir seul. Qu'il pourrait m'arriver quelque chose... Oui, m'empêcher de vivre est la pire des choses qui puissent m'arriver!
Arrivé à l'hotel, je suis étonné de ne pas voir la Police. Je serai venu 10 minutes plus tard, je suis certain que les agents de police seraient déjà en plein interrogatoire du voisinage.
[En allemand]- Tom! Mais où étais-tu bon sang? J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose. T'es fou de sortir seul! Ca t'arrive de penser à moi ?? Moi qui m'inquiète comme un dingue pour toi.!
Bill... toujours le mot pour éxagérer un petit problème en une affaire d'Etat.
[En francais] - J'ai eu rendez-vous avec la fille
Tout le monde ricane, soulagé.
Ce que Tom ne savait pas, c'est qu'il avait prononcé "fille" au lieu de prononcer le mot voulu qui fait toute la différence: Vie ]


One shot 2

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 13:26

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 12:57

Attention...

Attention...
Voilà... J'aimerais juste remercier toutes les personnes qui lisent et qui me laissent de temps en temps (ou tout le temps <3) des commentaires qui me font plaisir. Merci.
Et pour me faciliter la tâche de qui est à prévenir... Voilà la liste. Si vous voulez être prévenue, dites le moi. Merci.



# Posté le dimanche 28 octobre 2007 16:19

Modifié le lundi 22 décembre 2008 17:40

One shot 3

One shot 3
Troisième one -shot
écrite à la va-vite en attendant un tram qui ne venait pas!
juste une imagination débordante , faut pas faire attention ... juste pour écrire...


One shot 3


[Je suis malade. Bon c'est pas trop grave. J'ai juste une petite toux qui m'empêche de parler de trop et d'aller travailler. Ne plus parler peut être une bonne chose. Je ne fais que ça. Je devrai apprendre à laisser la parole aux autres... C'est l'occasion où jamais. J'ai froid. Je demande une troisième couverture. On s'affaire autour de moi. Tout le monde panique. C'est bon, j'ai juste froid. Je suis de nature frileuse et puis je suis sûr qu'ils n'ont toujours pas coupé la climatisation.
On a appelé le médecin pour moi. Je ne sais pas si ça sert à grand chose, il va juste me préscrire un bon sirop contre la toux et puis c'est tout. Quelques recommandations comme se reposer et rester bien au chaud. Le médecin m'ausculte. Quand il me voit sortir de mes couvertures, il a un bref mouvement de recul et ses yeux s'ouvrent comme deux billes rondes.
-Mais que vous êtes maigre! Toutes ces couvertures vous épaississaient mais là, torse nu devant moi, je ne vous vois qu'à peine. Comment faites-vous pour tenir sur vos si frêles jambes?
En effet, je ne sais pas comment je fais, mais je tremble et manque de tomber. Heureusement, la chaise est là pour me garder debout. C'est vrai que j'ai souvent de petits moments de faiblesses, mais c'est juste parce que je suis fatigué. Je ne dors pas beaucoup. Mon rythme de vie est quelque peu perturbé ces derniers temps. Tant pis, c'est mon devoir. Je leur dois bien ça à tous.
Mon "examen médical" est fini. Je me rhabille et me recouche. C'est fou, ma toux devient de plus en plus grasse. De plus en plus irritante. Je n'entends pas le prognostic du médecin. Il chuchote quelques mots à mon frère et à ma mère qui me lancent tous les 3 un regard rempli d'inquiétude.
Laissez-moi juste dormir, laissez-moi seul. Je ne veux pas que vous me voyez pleurer. Je ne veux pas que vous me croyiez faible. En fait, je ne veux pas que vous le voyiez. Je suis faible, c'est bon, je le sais et c'est déjà de trop!
Je ne me souviens pas m'être endormi et pourtant lorsque je me réveille , je vois la tête de mon frère posé sur mon lit. C'est quand il dort, qu'on se ressemble le plus. On a les mêmes mimiques du visage au repos, encore plus qu'au réveil. On a les mêmes réactions. Parfois pas et c'est sujet alors de disputes. Il nous arrive aussi de rêver de mêmes évènements. C'est fou le lien qui nous unit lui et moi. Beaucoup sont impressionnés par notre capacité à se comprendre d'un seul regard. Cela effraie certaines âmes apparement trop sensibles. Pour nous, c'est tout simplement naturel. Je ne me vois pas vivre sans lui et vu son inquiétude de tout à l'heure, je devine que c'est réciproque.
Il remue tout doucement. Il fait noir mais je le sens bouger. Il fait glisser une de mes couvertures. Il baille, ouvre un oeil puis le deuxième, et reprend ses esprits. Il regarde dans ma direction , me voit les yeux grands ouverts le fixant et allume une petite lampe de chevet.
- Confortable cette position? J'arrive à peine à prononcer ces mots.
Il fait une petite moue et me sourit timidement. Il s'aperçoit vite que je suis découvert d'une couche et me recouvre jusqu'au cou. Il me prend la température avec sa main sur mon front. Elle est froide. Mon front est brûlant. Il baisse les yeux, se lève et se dirige vers la fenêtre et admire la vue pendant quelques minutes.
-Tu es malade, me dit-il.
Sans blague, j'avais pas remarqué! J'étais pas au courant qu'un gros méchant rhume me clouait au lit.
-Non. Malade. Le docteur a d'abord diagnostiqué une sorte de trachéïte. Puis pendant ton sommeil , il t'a denouveau examiné. Il te trouvait de plus en plus pâle. Il voulait te réveiller. J'ai refusé. Tu es tellement plus paisible les yeux clos. Tu as l'air de tellement souffrir éveillé que je voulais au moins t'épargner ça. On doit encore faire des radios de tes poumons mais il y a 90 % de chance pour que tu aies la pneumonie, Bill . ]



EDit:Mah, heureusement... tout va bien pour notre Billou international désormais!
Juste envie d'imaginer une tragédie... On est jamais à l'abri... j'ai failli attraper la pneumonie, ca fout les chocottes quand on y pense.... mais bon, voila
suite de la fic tres prochainement ^^

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 17:22

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 12:56