Fic suiteVI

 Fic suiteVI
C'est un joli petit chalet... Petit ? Non, grand ! Trop ...pour moi toute seule, je vais devenir dingue là dedans ! A l'intérieur, c'est immense. C'est beau, c'est tout plein de luxe. C'est tout Bill ! Au moins il ne lésine pas sur les moyens. Il n'est pas encore devenu radin avec la fortune qu'il amasse chaque jour. Et si c'était ça ? La célébrité qui lui avait fait tourné la tête ?
Etre idolâtré, idéaliser par tant de monde, on finit par devenir narcissique, égocentrique, possessif, fou... Etre une star, ce n'est pas facile tous les jours. Il s'est construit une carapace pour protéger sa vie privée. Il en est venu aux mensonges dans les interviews, déclarant fièrement que le sexe sans amour, ce n'est pas pour lui, qu'il laisse ça à son frère. Je suis la preuve du contraire ! Sur les plateaux télé ou lors de ses photoshootings, Bill se fait le plus souriant possible, mais une fois à l'hôtel, son visage n'est plus qu'un joli portail fermé à clé.
J'ai comme l'impression qu'il essaye de me mettre hors circuit. Ici je suis coupée du monde. Il n'y a pas de voisin. Des plaines à perte de vue et une forêt touffue de, j'imagine, bêtes sauvages. Je n'ai pas de voiture. S'il y a un problème, je suis bien pour crever toute seule ! Heureusement, il y a le téléphone et la TV ; que je ne regarderai pas pour ne pas risquer de tomber sur sa tête d'ange qui cache l'âme du diable. J'exagère, c'est clair, n'empêche que je dis vrai.
Je me suis transformée en vieille bobonne qui s'occupe du potager... Je passe mes journées à la terrasse. Je regarde le coucher de soleil. Je me repose. Je fais ce que l'on m'a dit de faire. Pourquoi n'ai-je pas le droit à dire ce que je pense ? Parce que personne ne m'écouterait tout simplement ...
J'ai plusieurs fois tenté d'appeler Liz', Nath, ma cocotte, mes volailles, mais je n'y arrive pas. Je raccroche avant la première sonnerie. J'ai peur de leur réaction. J'ai peur de leur rejet. Je ne supporte déjà pas le fait d'être éloignée de tout, je supporterai encore moins le fait d'être éloignée du c½ur et de la mémoire des autres.
Gustav m'a appelé aujourd'hui pour prendre de mes nouvelles et pour m'avertir de leur passage à la TV. Je regarderai peut-être...ou pas. Finalement, j'ai regardé. Ils ont joué UEDW, Spring nicht et DDM, comme d'habitude. Ils ont l'air terne ... sûrement pas assez de fond de teint ! Pourtant, les traits de Tom sont tirés. Bill... les flammes qui brûlaient jadis dans ses yeux ne sont plus que deux braises qui se meurent.
Les paroles de Bill me laissent perplexe :
« On fait tous des erreurs. A nous de faire en sorte qu'elles ne se reproduisent plus. Mais parfois une erreur peut être le début d'une formidable histoire... On ne peut pas retourner en arrière et tout recommencer. Le mal est fait, j'en suis conscient mais je ne baisse pas les bras. J'ai l'espoir en moi. »
L'assemblée est muette. Personne ne sait quel est le sens à tirer de ces mots. Bill a plutôt l'air satisfait de l'effet produit. On lui demande des explications. Il refuse en souriant, il sourit à Gustav qui a lui aussi un sourire accroché à ses lèvres. C'est le sourire qu'il me faisait lorsqu'il me disait que tout allait rentrer dans l'ordre...  «  Dann wird alles gut ».

STOP ! J'en ai marre ! J'arrête ! J'arrête de suivre gentiment les ordres ! On me dit de faire ça : je le fais ! On me propose de m'éloigner. Cela ressemble plus à un ordre alors j'obéis. Je me retire dans un coin perdu, toute seule. Cela fait plus d'un mois que je n'entends pas la voix réelle de quelqu'un. Par télévision et par téléphone, ça passe pendant un temps mais là s'en est trop ! Je suis reposée, je ne suis plus faible. Je reprends enfin ma vie en main ! J'écris une nouvelle page du livre de ma pauvre vie. J'ai été assez poire comme ça ! Je me casse ce soir. A pied. C'est pas humain de laisser une personne face à sa solitude. Je me demande comment ai-je pu tenir tout ce temps enfermée avec moi-même. !
Je commence à rassembler mes affaires. C'est fou le bordel que j'ai pu foutre à moi toute seule ! Quand soudain ...

# Posté le lundi 29 octobre 2007 15:42

Modifié le lundi 18 août 2008 14:38

Fic suiteVII

Fic suiteVII
Je vous l'accorde, le quand soudain... ca fait pas trop suspens ... on s'attend forcément à une certaine intervention de la part d'une certaine personne... Mais bon...


- Tu te mets au ménage maintenant ?
Je sursaute. Sa voix. Je frissonne. Je ne me retourne pas, je continue mon « ménage ».
-Non ! Je pars.
-... Que... pourquoi ?
-Quelle question !
Je me retourne et lui fais face. Mon Dieu ! Qu'il est beau ! Il a l'air plus mûre, plus réfléchi, plus posé, ça doit être l'effet de mon imagination. Son parfum m'enivre déjà. Reprends-toi Laure ! Tu le mattes la ! Il est encore plus maigre qu'avant... mon dieu Bill !
Je n'ai plus rien à faire ici ! J'ai écrasé toutes les pauvres araignées du coin. La forêt n'a plus de secret pour moi. Je suis là depuis je ne sais combien de temps !. Je deviens dingue ! Aucun contact avec l'extérieur. Aucune nouvelle de toi...
-Tu avais le téléphone et ...
-Et quoi ?! Je reprends ma vie d'avant dès le moindre problème ! J'ai tout quitté pour toi ! Je veux prouver à tous que je ne suis plus aussi bête, faible, que je ne l'ai été en te suivant. Je veux vivre ma vie maintenant. Tu m'as fait vivre une illusion. J'ai cru que tout était possible. J'ai cru que tu m'aimais un peu... Tu ne me respectes même pas ! Je suis vite devenue ta chose. LA chose ensuite. Tu me tires les ficelles. Marionnette que je suis, j'agis sans réfléchir. Dès que tu t'es lassé de moi, un claquement de doigt suffit et te voila débarrasser de moi. Bill, sais tu ce qu'est aimer ? J'ai tout fait pour toi. Tu m'as brisée. Laisse-moi passer, je veux vivre maintenant. Je ne veux plus te voir, tu entends ? Laisse-moi...

Je recule. Il me prend la main et m'attire contre lui. Je n'ai pas la force de lui résister. Je me laisse aller contre lui. Je respire son odeur. Ca me calme mais tout de suite, les larmes montent.
-Je..., je ne peux pas résister ... Me voilà déjà dans tes...bras. Bill ! Arrête. Je ne veux plus souffrir. Laisse-moi vivre s'il te plait...
Il me détache de lui et me regarde profondément dans les yeux.
-Laure, écoute moi. Excuse moi. Non ! Ne m'excuse pas ! C'est impossible. C'est impardonnable. Tout ce que tu ressens envers moi, je veux dire la haine, le dégoût, l'incompréhension, la déception... C'est normal. Je ne sais pas ce qui m'a pris... C'est inexplicable. Je n'étais pas moi. Tu le sais hein ? Tu sais que je ne suis pas aussi froid, distant, méchant, violent que je ne l'ai été avec toi ? Tu peux m'en vouloir de tout ton être mais tu ne peux pas me détester entièrement si tu sais qu'au fond je suis sensible, affectueux, timide, réservé, romantique et amoureux... Laure, je n'ai pas voulu me l'avouer. Je refoulais chaque jour la vérité un peu plus loin. Je me suis servi de toi, j'ai voulu que tu me haïsses. Je voulais que tu me détestes. Que tu ne m'aimes pas. Je voulais que tu partes de toi-même pour que je n'aie plus à te faire de mal. J'ai tout raté. Ma vie, ta vie, la vie. Je ne sais pas comment m'y prendre, je n'ai jamais ressenti telle sensation. J'aurais du agir autrement. J'aurais peut-être rien dû tenter. J'aurais dû tellement de choses ! Laure...j'aurais dû être moi avec toi. Etre moi sans toi également. Etre moi tout le temps. Même avec Tom je ne suis plus moi. Je lui ai menti. Je lui ai fait croire que tout allait bien. Le pire, c'est qu'il sait que je mens. Pour ça, je le déçois tellement plus ! Décevoir son frère, son propre frère, son double. Mon autre moi. Celui à qui je n'ai jamais rien caché. Celui avec qui j'ai toujours tout partagé... Même toi. Malgré moi ! Ou à cause de moi ! Laure, regarde moi Laure. Je ne sais pas pourquoi mais c'est tombé sur toi. Laure je m'en veux tellement. Je me dégoûte. Je ne peux pas me regarder fièrement dans une glace. L'image que je me suis forgé s'est empreinte en moi. Mais regarde, j'ai changé maintenant, je suis de nouveau moi. Je suis là. Je te le promets Laure. Plus jamais...
T'éloigner de moi a été la meilleure et la pire des décisions que j'ai pu prendre. Je me suis rendu compte à quel point j'ai été cruel avec toi. A quel point tu m'étais indispensable. A quel point sans toi j'étais plus perdu que je ne l'étais avant. A quel point je tenais à toi. J'ai tout gâché ! L'erreur est humaine. On ne répare pas une erreur. On ne peut pas dire que ce soit une erreur, c'est tellement pire ! Par contre, moi je suis la plus grande erreur de ta vie. Je suis un échec sur ton parcours. Rien n'aurait du se passer ainsi ! J'aimerais recommencer notre rencontre. J'aimerais te renverser de l'eau cette fois, pour que cela ne te brûle pas la peau. J'aimerais qu'on discute des heures durant de tout et de rien. J'aimerais que tu nous suives encore en tournée. J'aimerais qu'aucun de nous ne boivent à cette soirée. J'aimerais pouvoir exprimer et assumer mes sentiments. J'aimerais te retrouver dans mes bras chaque matin. J'aimerais qu'on prenne le petit déjeuner ensemble au lit comme deux amoureux normaux. J'aimerais t'embrasser, te toucher, te sentir, te protéger toute la vie. J'aimerais crier au monde entier que mon c½ur est prit. Que je ne suis pas gay. Que je ne suis pas bi. Que je suis juste fou amoureux d'un ange aux ailes brisées. Brisée ou pas, tu restes pour moi cet ange sacré. Tu restes pour moi cette petite fille au regard pétillant. Tu restes pour moi celle qui m'a traité de tous les noms d'oiseaux pour t'avoir bousculée. Tu as su d'un regard ouvrir une porte dans mon c½ur dont personne n'avait jamais trouvé la serrure. J'ai eu peur pour ça. J'ai eu peur et pour me protéger, je t'ai rejeté et traité comme nul le mérite. Malgré tout, tu es resté pour je ne sais quelle raison. J'ai volé ta dignité. J'ai gâché ta vie. Je ne suis qu'un connard !
J'ai peur de ne plus jamais voir de sourire s'accrocher à tes lèvres. Je veux entendre tes rires résonner dans mes oreilles. Je ne veux plus jamais te voir pleurer. Des yeux comme les tiens ne méritent pas de laisser filer des étoiles. Elles doivent à jamais rester briller dans ton regard. Je ne me pardonnerai jamais le fait d'être l'enfoiré qui te fasse tant souffrir ma belle. Je ne mérite pas la vie étant donné que la tienne n'a maintenant plus aucun sens. Laure, si tu savais... Laure, si tu veux bien m'écouter maintenant et me croire... Laure je t'aime.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 13:30

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 13:31

Petit mot.

Petit mot.
Ce n'est pas la suite ... pas encore ...
A la base, ma fic n'était vraiment pas longue. 10 pages word. Pathétique. Mais l'envie, les idées, et votre encouragement a fait que... je continue.
A bientôt pour la suite. =)



Et je me demandais personnellement, vous préférez les fic' ou les OS ?

# Posté le mardi 06 novembre 2007 11:14

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 13:36

Fic suiteVIII

Fic suiteVIII
Durant tout son 'monologue', mes larmes n'ont cessé de couler.
Tout ce qu'il me dit a l'air si sincère... Et si ce n'était qu'un piège ? Encore un...
Piège ou pas, je suis depuis le premier baiser accro à ses lèvres. Je me jette sur lui. Je l'embrasse. Le contact avec ses lèvres chaudes et mes larmes me font doucement gémir. Ca fait si longtemps... Sa langue vient timidement demander le passage. J'entrouvre mes lèvres. Nos langues se rencontrent. Se découvrent. Se touchent. S'éloignent pour mieux se rejoindre. Elles entament une sorte de slow rapide. On s'embrasse comme si nos vies en dépendaient. Je crois que oui ! Ma vie est rythmée sur la sienne, dictée par ses désirs. Le baiser s'approfondit. Il devient plus passionnel, si possible. Ses mains viennent se poser sur mes hanches. Il m'attire contre lui. Ses mains remontent en cercle le long de mon dos. Elles redescendent et s'arrêtent sur ma chute des reins. Ses mains froides me font frissonner lorsqu'elles passent sous mon chemisier. Il les retire tout de suite. Il a peur mais mon soupir cachant une terrible envie de lui lui redonne courage et revient balader ses mains le long de mes hanches. Il passe devant, vient caresser mon ventre. Il interrompt le baiser pour me regarder dans les yeux. Il guète ma réaction. Il hésite, il sent que tout comme lui, je meurs d'envie de son corps. Je me noie dans ses yeux. Je lui souris. Ce sourire, je l'ai voulu suppliant. Je veux qu'il continue. Qu'il ne s'arrête pas en si bon chemin... Lentement il déboutonne le premier bouton de ma blouse. Puis le deuxième. A nouveau, il me regarde, gêné. Il ne veut pas me brusquer, mais moi je perds patience! J'enlève son T-shirt d'un coup, c'est son T-shirt préféré et tant pis si je l'ai déchiré. Je suis sûre que ça vaut le coup ! Surpris, il défait rapidement les autres boutons. Le dernier est même arraché. Le désir se fait sentir et l'attente devient longue. Je frôle ses lèvres. Il veut m'embrasser mais déjà ma tête s'enfoui au creux de son cou. Je le parsème de petits bisous tout doux. Je respire son odeur. Elle m'avait manquée. Il m'a tellement manqué, Bill... Je me serre un peu plus contre lui. Et quelle n'est pas ma surprise lorsque je sens qu'il n'est pas insensible à mon approche et à mes caresses. Je sens bien qu'il se retient de me sauter dessus. Je profite de la situation pour le taquiner. Je me tortille devant lui, feignant vouloir m'échapper de son emprise. Il attrape mes lèvres et me mordille légèrement la lèvre inférieure. Un gémissement incontrôlé m'échappe. C'en est trop pour lui. Ni une, ni deux, il me soulève et nous emmène dans la chambre. Il ferme du pied la porte. Mes pieds regagnent le sol. Je le débarrasse de son jeans. Il n'a plus que son boxer noir qui le met tant en valeur...
-Pas trop serré là-dedans Bill ?
Ma voix n'était qu'un murmure envoûtant. Bill grogne tel un lionceau. C'est moi ou la température de la pièce est maximale ? Bill m'allonge délicatement sur le lit. Il est au-dessus de moi. Il me regarde. Je ne suis pas encore nue mais il me contemple avec des yeux de gamin émerveillé devant un nouveau jou-jou ! Il déboutonne lentement mon jeans et le fait glisser le long de mes cuisses, genoux, jambes, chevilles et l'envoie valser à l'autre bout de la pièce. Il embrasse mes genoux... je me retourne d'un coup! Les genoux...j'y ai toujours été très sensible. Je suis chatouilleuse des genoux ^^ . Dos à Bill, il commence à me masser les épaules, descend, dégrafe d'un coup de dent mon soutien-gorge et dessine un parcours invisible avec sa langue le long de mon dos. Je roule sur le côté, pousse Bill. J'ai pris les commandes. Je m'assis à califourchon sur lui et embrasse son corps de milliers de baisers plus doux les uns que les autres. Arrivé à sa ceinture, plus qu'un seul vêtement nous fait barrière. D'un geste dont je ne me croyais pas capable, le voilà débarrassé de son boxer laissant sa virilité prendre l'espace qui lui est nécessaire. D'un de ses mouvements habiles, me voilà moi aussi libérée de mon dernier vêtement. Maintenant nous sommes tous les deux dans la tenue d'Adam et d'Eve. Ce n'est pas la première fois, mais je crois que ce soir, c'est la première fois que tous les deux, on va faire l'amour. Enfin ! L'acte pur qui concrétise l'amour. Un amour fort qui n'a pas pu être dévoilé plus tôt. Faire l'amour, à deux parce que tous les deux on s'aime et à cet instant la pièce est parfumée à l'amour. Le désir grandit. La tension monte. L'amour est puissant. Il hésite encore.
-Tu es sûre ? Si tu préfères, on peut attendre, tu sais on a tout le temps et puis...
-Bill ! Assez parler ! Aime-moi comme jamais !

Il m'embrasse et je le sens sourire. Il apprécie le fait que j'ai envie de lui et que je ne sache pas me contrôler. Je ne le sens d'ailleurs pas que par son sourire... J'ai envie de lui comme jamais !
Bill est en moi. Il est doux. Prudent. Attentionné. Il attend quelques secondes pour que je m'habitue à sa présence. Je lui souris. C'est le signal. Il commence de lents va-et-vient. Les coups de bassins deviennent plus forts. Plus puissants. Il me glisse un « Je t'aime » dans l'oreille entre deux va-et-vient. Sa voix devenue rauque et son souffle contre ma peau ne font qu'augmenter mon plaisir. Un coup de bassin plus fort lui montre que j'en demande plus, que ça ne suffit pas. Je veux qu'il m'aime toute la nuit. Toutes les nuits. Et pas que les nuits. Je veux qu'on s'aime comme ça en pleine journée. Toute la vie. Toujours. Lui et moi.
Nos respirations se font plus saccadées. Il continue toujours ces mouvements de bonheurs. Il me répète « Je t'aime ». Encore. Encore. Il me le dit à chacune de ses respirations. Et même sans parole, ses gestes le prouvent. Jamais je n'ai ressenti tel plaisir...
Dans un dernier effort et non des moindres, nous atteignons pour une fois dans un même cri d'amour ce 7ème ciel tant convoité. Il tombe sur moi d'épuisement. Me dépose un dernier baiser sur la joue et me murmure encore qu'il m'aime. Je suis encore toute émotionnée. Parcourue de millions de frissons. Je sens encore son souffle, ses mains sur mon corps. Je tremble de désir et de satisfaction. Je caresse distraitement ses cheveux. Je suis encore dans les cieux. Je n'en reviens pas! Je suis aux anges. Bill et moi avons enfin franchi le cap. Toujours machinalement je lui fais des doudouces au bras. Passant sur les lettres de son tatouage sur son avant bras gauche...
Je crois que les effets de la passion se dissipent. Je panique peu à peu. J'ai comme un mauvais pressentiment... Je retire doucement son bras posé sur ma hanche, je me glisse hors des couvertures, enfile un peignoir et sors sur la terrasse du chalet. Le jour se lève. Le ciel est tout rose. C'est le moment de la journée que je préfère ; quand la nature se réveille de sa nuit paisible. Et moi qui ne trouve pas le sommeil après cette nuit torride !
J'ai des doutes quant à sa sincérité. Je suis prise de remords! Et si c'était bel et bien un piège ? Qu'il tentait de tirer encore une fois son coup ? Et s'il ne voulait qu'à nouveau me mettre chaque soir dans son lit ? Tellement naïve et amoureuse, je fonce tête baissée dans son guet-apens. J'ai tellement besoin de le sentir contre moi, à mes côtés, en moi. Je suis totalement dépendante de lui. Ce n'est pas qu'une attirance sexuelle. Non, Bill c'est tout un mystère. C'est toute une histoire à découvrir. J'aimerai faire parti de son histoire. Je ne veux pas être qu'un personnage secondaire présent dans seulement deux chapitres. Non. Je veux être son héroïne. Je veux que mon histoire croise la sienne. Mais je ne veux plus souffrir. Je ne veux pas vivre de faux espoirs. Je veux du concret. Du sincère. Si pour Bill, je ne suis qu'un bon coup, c'est fini ! J'ai des sentiments ! L'amour que j'ai pour lui ne se transformera jamais en haine pourtant il ne mériterait que ça. Je l'aime tant mais je crains que lui ne me méprise...
-Déjà réveillée ma Lau' ?
Sa voix m'a fait sursauté, perdue dans mes pensées, je ne l'ai pas entendu ouvrir la porte.
Il a encore les yeux tout bouffis. Il s'approche de moi, ne voit pas la table basse, se cogne et trébuche. Le voilà recroquevillé sur lui-même. Il me regarde avec des yeux tout humides. On dirait un enfant qui cache sa douleur. C'est Bill. Je l'aime. Je m'accroupie, lui offre un bisou magique. Il esquisse un petit sourire craquant ... Il me tire vers lui, me fait asseoir entre ses jambes et me berce lentement contre lui.
-Je t'aime.
Il a l'air sincère. Je sais qu'il n'attend pas de réponse mais il me prouve par son attitude qu'il ne me ment pas, qu'il est prêt pour une histoire sérieuse et sincère.
-Je t'aime tant Bill.
« Il était une fois une femme amoureuse, peut-être un p'tit peu trop rêveuse.
Tant pis si j'en pleure, tu as tous les droits sur mon c½ur... »



Donc ça, c'était ma fin 'initiale' . Mais ne vous inquiétez pas... elle continue. C'est bien trop court pour que j'en finisse là. J'ai encore des choses à leur faire vivre =)

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 14:13

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 13:38

One shot 4

One shot 4




[Je rentre chez moi. Il est tard. Ou tôt. Ca dépend de l'heure à laquelle vous vous levez. Quand je vais me coucher, certains se lèvent pour aller eux aussi travailler. Il est 5h du matin. Je travaille de nuit, vous l'aurez deviné. Je bosse comme agent de sécurité. Agent... c'est un bien grand mot pour définir mon activité. Je suis dans une cabine, je surveille les rares allers et venues de voitures et d'une pression sur un bouton, je permets le passage en levant une barrière. Ce n'est pas franchement passionnant et encore moins instructif mais c'est le seul job de nuit que j'ai pu trouver. Je n'en suis pas fier. Mais j'ai besoin d'argent. Pas pour moi. Moi je peux crever, j'ai plus goût à la vie. Je fais ça pour mon frère. Il a perdu la boule. Faut dire qu'on est tombé de haut. Lui de très, très haut. La chute a été brutale sauf que lui, il continue de plonger toujours plus bas, toujours plus loin. On était au sommet. On brillait tous les quatre. Vous connaissez Tokio Hotel ? ... Oui, c'est le groupe pourri qui a fait le plus grand Flop du siècle... Oui c'est le Boys Band qui se faisait passer pour un groupe de rock... Oui, c'est le groupe dont le chanteur est en fait un transsexuel gay ... Où le guitariste au look de rappeur américain s'est trompé de groupe... Et où le batteur et le bassiste ne sont pas connus des groupies qui suivent Bill et Tom dans tous leurs moindres déplacements ... Voilà l'image qui reste de nous. Ca me fait mal, quand je vois des articles de presse qui continuent à nous descendre encore aujourd'hui. Ca fait toujours autant vendre. Dans un mois, ça va faire 6 ans ... 6 ans que je ne suis plus moi. Que je ne vis plus. Que Georg et Gustav nous ont abandonné pour une carrière solo à deux.
J'ai dû couper mes dreads. C'était le seul moyen pour ne plus ressembler au Tom que j'étais avant. Personne n'aurait engagé un « Bébé rockeur ». Et puis ça me permet de me rendre compte que le rêve est bel et bien fini. Je m'ennuie à mourir maintenant. Ma passion, on me l'a arraché. Jouer de ma guitare me procurait tant de joie et une raison de vivre. Maintenant, je regarde ma Gibson avec nostalgie. Je n'ai plus effleuré ses cordes depuis tellement longtemps que j'ai dû perdre la main.
Si je ne suis pas encore mort, c'est qu'il y a une deuxième raison qui justifie ma survie... Bill. Il a besoin de moi. Il a besoin de mon soutient et surtout d'argent pour payer son séjour en psychiatrie. Quand Tokio Hotel s'est fait descendre en flèche, Bill est tombé de son petit nuage rose. Lui, posé si fièrement sur son pied d'estalle, n'a pas vu la fin arriver. Il n'a rien compris. Les médecins ne savent pas m'expliquer sa folie. Ils me disent que suite à un choc émotionnel, certaines personnes ont du mal à encaisser la nouvelle et se réfugient alors dans leur bulle et vivent dans une illusion créée de leur propre imagination. C'est le syndrome de Tillm : « Choc-illusion-folie ».
Au début, quand Bill a commencé à perdre la raison, j'essayais seul de le remettre sur le droit chemin. C'est devenu trop dur, trop éprouvant. Avec Maman, on a alors décidé de placer Bill dans un hôpital privé. A l'époque, on avait largement de quoi payer son hospitalisation. On avait beaucoup d'argent en réserve. Mais peu à peu, les ennuis sont arrivés. Il a fallu payer nos anciens producteurs. On s'est fait rouler en signant un contrat. On avait à peine 15 ans, on y voyait que du feu... On leur faisait confiance. Ils en ont profité pour s'approprier la moitié de l'argent qui nous a été versé, plus les intérêts... Ensuite, le séjour de Bill à l'hosto s'est prolongé. La note de facture aussi. Maman a perdu son travail. Elle rentre peu à peu dans une déprime. Il y a de quoi : voir ses deux enfants tomber bien bas, voir son fils chéri dans les bras de la folie et son autre fils incapable ; un nul. Elle aurait préféré, j'en suis sûr, que je sois à la place de Bill. Désolé maman, tu vas encore devoir me supporter. Je compatis, ce n'est pas facile de vivre aux côtés de Tom Kaulitz. J'avoue, j'ai le mal de vivre en étant moi. C'est horrible. Je me déteste. Je ne peux pas regarder mon reflet. Je vois Bill en moi. Je suis lui et lui est moi. Je n'ai pas su le protéger de l'illusion de la célébrité. C'était pourtant mon rôle de grand frère. Encore une fois, je n'ai pas été à la hauteur de ce qu'il attendait de moi. Un échec de plus à inscrire sur ma liste d'erreurs.
Voilà, pourquoi je fais ce minable boulot. Pour Bill. Pour lui rendre un peu de sa dignité, de sa fierté. Un peu de vie dans ses yeux ternes. Je veux que Bill me revienne.
12h30.Mon réveil sonne. J'ai pas dormi. Encore une nuit à ruminer... A me ruiner.
Pourquoi me lever si tôt, alors que je me couche si tard ? Pour aller voir Bill. Je passe le voir avant d'aller travailler encore quelques heures dans un fast food. Après le fast food, j'ai juste le temps de revenir le voir 3 heures avant que le centre ne ferme ses portes le soir.
A 13H15, je passe pour la première fois de la journée les portes du centre fermé. Ca coûte cher cet endroit mais si je peux protéger un tant soit peu Bill, je n'hésite pas. Je ne veux pas qu'on l'importune ici aussi. Et puis ce n'est pas trop loin de chez moi. Déjà que je ne supporte pas le fait d'être séparé de lui... J'ai demandé à plusieurs reprises à la direction, la permission de passer une ou deux nuits par semaines avec Bill. C'est toujours avec un refus catégorique que je repars. Ils ne comprennent pas que sans moi, il ne guérira jamais complètement et que Bill est le meilleur médicament à prescrire pour mon âme malade.
Quand j'arrive dans sa chambre, il est assis devant la fenêtre. Ses cheveux sont plats et blondissent aux racines. Les teintures ne sont pas permises. Pas de vernis non plus. Le maquillage ne lui est d'aucune utilité ici. Surtout qu'il pleurt souvent. Ca me fait si mal quand je vois une larme naître dans ses yeux, couler le long de sa joue et mourir en s'écrasant sur son T-shirt. La seule chose qui fait que c'est encore Bill, c'est sa silhouette si maigre et son style vestimentaire. Dieu merci, on lui a laissé ça ! Comment reconstruire un homme perdu et brisé si on lui enlève tous ses repères ?
Il regarde toujours par la fenêtre. Je ne sais pas s'il voit quelque chose... Son regard est vide. Absent. Bill... Tu es si loin. Je t'en prie, reviens.
Lorsqu'il m'entend enfin marcher dans la pièce, il se retourne d'un bond et cours dans ma direction. Il saute dans mes bras. Je le sers contre moi. Je respire son odeur. Je profite. Ces moments-là sont rares. Déjà, il se détache de mon étreinte.
-Tom ! Je suis si nerveux ! J'ai peur de monter sur scène et de me planter devant tous les fans. J'ai peur d'oublier les paroles. Tom ! ; dis-moi, toi et les 2G vous êtes OK pour les nouveaux accords hein ? T'as réparé ta corde cassée Tom ? Tom, on doit rencontrer des fans ce soir ! Je ne sais pas quoi mettre ! Tu crois qu'il y aura de jolies fans ? Je veux dire... au moins une à mon goût ? Tom, je mets quelle veste ? Tom, j'ai pas pris mon thé à la camomille ! Tom... Aide-moi... Noire ou blanche ?
Et il parle comme si je n'étais pas là. Car pour lui, je ne suis pas là. Il est tout seul. Il ne me regarde pas, non. Il est là à s'agiter dans cette petite pièce. Il montre des objets invisibles. Il est le seul à les voir. Je le laisse dans son trip. Je fais son lit. Range les vêtements éparpillés sur le sol, dans l'armoire vide. Une fois cela fait, je lis son rapport médical. On lui a donné des calmants cette nuit. Cette nuit, lui non plus n'a pas su trouver le sommeil. Ce matin, il n'a pas voulu déjeuner. Comme tous les autres matins et tous les soirs. Moi non plus je ne mange pas beaucoup. Je me nourris à son odeur. Je bois ses paroles. Je n'ai plus soif lorsque je vois ses larmes couler. Je n'ai plus faim à le voir dans son monde à part. Je me maudis à ne pas pouvoir l'aider. Je me maudis tant.
-Bill, je vais devoir y aller... Désolé.
-Déjà ! Non Tom ! Pas maintenant ? Tu viens d'arriver. Ne me laisse pas seul... Tu reviens après, promis ? Tu ne me laisseras pas tomber toi ? Pas comme les autres...

Parfois, Bill a des moments de lucidité ; où il se rend compte des évènements. Ces moments ne sont que trop brefs et rares. Je reprends espoir dans ces cas-là. Tout n'est peut-être pas perdu. Un jour, je sortirai de ce centre avec Bill à mes côtés. Bill sera guéri. Libre. Bill sera de nouveau Bill. Il me serre furtivement dans ses bras et se replace exactement au même endroit devant sa fenêtre. Je déteste laisser Bill. Mais si je veux le sortir de ce bâtiment froid et austère qui me rend malade au lieu de soigner mon frère, il faut payer. Et pour payer, il faut de l'argent cet argent, je dois le gagner pour lui. Je ne travaille que 2 heures au fast food du coin. Il faut que je sois de retour à 4H30 avant que Bill ne reçoive son souper. Il mange parfois si je suis là. Parfois pas. Mais quand je ne suis pas là, aucun aliment n'entre par sa bouche. C'est là qu'on le nourrit par Baxter... quand il n'arrache pas ses fils.
Le patron du snack est gentil avec moi. Il connaît ma situation. Il connaît mes problèmes. Il sait que j'ai besoin de travailler pour un peu d'argent et surtout que ça me permet de penser à autre chose qu'à mes soucis. Vraiment gentil et compréhensif ce Samir. Il me paye plus qu'il ne le faut pour l'horaire que je pratique. Cette après-midi, Samir me laisse partir plus tôt. Un homme bien, Samir.

J'ai comme un mauvais pressentiment. C'est comme si une partie de moi me criait : « Au secours. Je n'en peux plus... je vais en finir. Aidez-moi ! » J'accélère mes pas. Je cours maintenant, je bouscule une dame et son chien... pas le temps de m'excuser, la vie ne tient parfois qu'à un fil et ce fil n'attend pas pour se rompre.
Bill, si tu m'entends, je sais que ce n'est pas facile, je sais que tu n'en peux plus, je sais tout ça. Mais je t'en prie, ne fais pas l'idiot ! N'obéis pas à tes pulsions... Je tiens à toi Bill.
Arrivé au centre, je m'engouffre dans la cage à escaliers, monte les marches 4 à 4. Je ne vais pas assez vite à mon goût. Ne pas abandonner maintenant ! Ne jamais abandonner...
Enfin arrivé au 5ème étage. Pourquoi mettre les gens les plus fragiles mentalement au dernier étage ? Si ce n'est pas de la provocation ou de l'incitation à commettre un acte stupide, qu'est ce que c'est ? ! Une infirmière accourt vers moi et m'empêche de passer dans le couloir qui mène à la chambre de Bill.
-Mr Kaulitz, s'il vous plaît. Calmez-vous. Ecoutez-moi. Nous avons eu un petit problème...
-Qu'est ce que vous entendez par petit problème ?
Les pires scénarios se jouent dans mon esprit.
-Venez vous asseoir. Il vaut mieux. Nous avons fait ce que nous avons pu mais...
-Où est Bill ? Où est MON frère ? Où est mon Bill ??
-Nous ne savons malheureusement pas où se trouve votre jumeau... Lors de la promenade de 3H30, il a échappé à notre surveillance pourtant de grande qualité vous savez. Nous avons immédiatement contacté votre mère, les postes de police...
-Et son propre frère Personne n'a eu l'intelligence de me contacter moi ? Moi qui le connaît comme s'il s'agissait de moi-même ?!

Sans demander mon reste et en partant plus vite que mon arrivée, je dévala les escaliers.
Si tu te souviens encore de cet endroit... Bill, soit là-bas ! S'il n'est pas là, je ne vois pas où il pourrait être. Apres une course de 10 bonnes minutes, j'arrive au lieu qui devrait être notre lieu de rendez-vous.
-Bill ? Je crie. Mon écho résonne. Aucune réponse.
J'entre alors dans la forêt et me dirige dans une direction. Je connais encore le chemin par c½ur... Malgré les années où nous ne sommes plus revenus.
Quelques mètres plus loin se trouve une cabane. Notre cabane d'enfance. On avait 10 ans quand on l'a construite. C'était notre refuge. Notre endroit secret. Personne n'est jamais monté dedans. Même pas notre jolie petite voisine dont Bill et moi étions tous 2 éperdument amoureux. Maman ne connaît même pas l'existence de notre « fort ». J'escalade l'arbre pour entrer dedans. Elle n'est pas tellement grande en fait notre cabane. On dirait qu'elle a rapeticit. Les souvenirs se sont émoussillés. Perdus de leur grandeur. Pourtant, on y a passé du temps là-dedans. D'un coup de regard, je trouve Bill. Il est recroquevillé sur lui-même dans un coin de la cabane. Je l'entends chantonner dans un murmure : « Wir sterben niemals aus » On y a cru jusqu'au dernier moment... Tous nos espoirs sont dans cette chanson et comme une bougie consumée s'éteint d'elle-même, ces paroles se sont brisées. Des paroles venues du plus profond de nos âmes, des paroles qui se baladent dans l'air sans but précis désormais.
Bill lève son visage baigné de larmes. Il me regarde me suppliant de l'aider. Il veut du réconfort. Je me sens tellement impuissant face à sa tristesse. Je suis si faible.
-Tom... je deviens complètement fou. S'il te plaît, aide-moi à redevenir moi-même. Pourquoi tout ce que j'ai pu toucher, tourne en catastrophe ? Pourquoi toi aussi es-tu si triste ? C'est de ma faute hein Tom ?
- Tu n'y es pour rien... Les gens ne sont pas encore prêts. Pas prêt d'accepter que 2 frères jumeaux puissent ressentir un amour plus que fraternel. Bill, ils ne comprennent pas que l'amour que je te porte est sain et sincère. Les gens n'aiment pas quand les autres sont amoureux et heureux de l'être. Ils sont jaloux que nos 2 âmes se soient trouvées, complétées et aimées jusqu'à en perdre la raison. Mais au moins, Bill, ils n'ont pas réussi à nous séparer. Tout ce qui ne tue pas, nous rend plus fort. Tant que tu es avec moi, mon amour pour toi ne cessera de croître. Toi et moi, Bill, au-dessus de tous. Tu verras comme on peut vivre heureux sans tous les autres.
- Tom, soigne-moi... Tom, embrasse-moi maintenant. Embrasse-moi comme la dernière fois... Avant qu'on nous ait surpris s'il te plaît ...


Le meilleur médicament pour guérir de sa folie n'est pas un médicament qui s'achète. Ce médicament doit se partager entre 2 êtres. Ce médicament est gratuit, universel mais pourtant si rare. Le médicament dans la vie, c'est l'Amour. A consommer à volonté et avec beaucoup d'amour...]


One shot avec un zeste d'inceste ... je suis pas spécialisée dans ce genre d'histoire ... je suis spécialisée en rien du tout mais bon...
Qu'est ce que vous en pensez ??
One shot 4

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 17:47

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 12:54