Fic suite XVII

Fic suite XVII
Heu =S



« Ce soir »... Rien que ça.
-Je t'aurais bien laissé dormir encore, mais je voulais passer la journée avec toi, si tu es d'accord...
D'un bond, me voilà levée. D'un bond, il recule. Et je m'enferme dans la salle de bain. Je ne sais pas combien de temps j'y suis resté mais le résultat en vaut la peine, je crois. Je me suis faite belle pour lui. Je veux qu'il se souvienne de moi. Je sors. Il est là, affalé sur un fauteuil, le regard vitreux. Je me poste devant lui, il revient à lui, me regarde de haut en bas.
-Tu as changé, me dit-il.
-Je me suis un peu arrangé, on va dire... Ca ne te plaît pas ?
-Si, mais tu es assez belle au naturel. Pas besoin de te maquiller. Pas besoin de choisir ta tenue pendant des heures. Tout te va naturellement parfaitement et tu n'as pas besoin d'artifice pour briller dans mon c½ur.

C'est bien à Bill de me dire, que le maquillage n'est pas nécessaire. Il se maquille plus que toutes les filles que j'ai rencontré dans ma vie, sauf une pouf pouf, un jour, elle était orange... Mon dieu qu'elle était laide avec son fond de teint à rendre jalouse une carotte !
Allez, après tout ces compliments, il mérite bien un doux baiser. Un baiser sincère, pas comme ceux d'hier...
-On va où ?
Il sourit.
-Tu m'emmènes où Bill ?
De nouveau, il se contente de sourire.
-Bill, si tu ne me dis pas maintenant où l'on va, je ne bouge plus !
Je m'arrête. Il s'arrête. Je lui tourne le dos et fait la mine boudeuse d'une enfant de 5 ans. Qu'est ce que j'ai usé de cette technique quand j'étais môme... J'arrivais toujours à mes fins... Souvenirs de jeunesse. Ca me semble si lointain maintenant. Je suis loin d'être cette petite fille sage et innocente que tout le monde chouchoutait...
Il me prend dans ses bras. Et on reste comme ça pendant quelques secondes. Puis il me retourne et capture mes lèvres.
Vous avez déjà été embrassé par Bill Kaulitz ? Non, bien sur que non. Mais moi oui. Et à chaque fois, c'est merveilleux. Si vous saviez l'effet que cela procure... Une sensation de légèreté, de bien-être, d'extase pure. Comme si un bonheur jusque là inconnu coulait dans mes veines. Comme si tous les tracas de la vie, les soucis, les problèmes s'envolaient en même temps que ses lèvres touchaient les miennes. Comme si l'extérieur n'avait plus aucune importance. Ce n'est pas qu'un flirt. Avec Bill, toutes sortes d'émotions sont partagées à travers un baiser. C'est magique... et pour rien au monde je n'échangerai un baiser de Bill. Il est doué, tellement doué qu'il arrive à me faire avancer sans que je ne lui pose plus de questions. On arrive devant l'ascenseur... il est en bas, on doit attendre qu'il monte. Moment pendant lequel je profite pour déjà le mettre dans le bain... Susciter le désir qui veille en lui... Je me lèche sensuellement la lèvre tout en le regardant d'un regard alléchant... Il ne faut pas grand-chose pour le réveiller ; ses joues rougissent déjà...

CLING !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent, je passe devant lui, je lui frôle la main en passant... Il faut mettre le paquet, de ce trajet en ascenseur, il s'en souviendra... Les portes se referment derrière lui. L'ascenseur est grand, je suis au fond, Bill presse le bouton 0, on est au 11ème étage... Ca nous laisse pas mal de temps, surtout que l'ascenseur est fort lent dans cet hôtel.
Mon sourire s'agrandit au fur et à mesure que Bill s'approche de moi... Il se pince la lèvre inférieure, il s'approche à petit pas de moi, n'en tenant plus je l'attrape par son blouson et me colle à lui. Un corps à corps comme je les aime... Je lève mon regard, croise le sien et tout naturellement un doux baiser s'ensuit. Doux d'abord, pour ensuite devenir de plus en plus passionné. Passion qui fait qu'il me pousse contre la paroi de la cabine ambulante.
Je bascule ma tête en arrière laissant mon cou à son entière disposition. Il ne se fait pas prier pour s'en occuper. Baisers tout aussi doux, Bill ne connaît que ces baisers-là, sauf quand il n'y met pas son c½ur... C'est à moi de prendre le contrôle. Je le retourne et le plaque contre la paroi où j'étais moi-même adossée. Retournement de situation comme on dit... Je l'embrasse passionnément. Je quitte ses lèvres, je le sens grogner. Attends Bill, tu n'as encore rien vu...
Je m'abaisse, lève son T-shirt, embrasse son torse, le lèche, et en même temps je déboutonne son jeans. Surpris, il relève ma tête, il m'interroge du regard. Je ne dis rien, je reviens juste l'embrasser. 6ème étage... Je me colle à lui, je lève ma jambe et la frotte contre la sienne. Il cherche mes lèvres mais me voilà déjà partie pour une tâche plus importante... Je fais glisser ma main contre son torse, elle rencontre un élastique, je la glisse à l'intérieur... Bill se cambre et étouffe un petit cri de plaisir. 5ème étage... Je sens son bas ventre qui se gonfle, il n'y aura bientôt plus de place pour lui et ma main... Il respire fort... Je ne sais pas trop comment m'y prendre, je ne sais pas quoi faire, je remonte alors pour l'embrasser. Embrasser ses lèvres qui me manquent une fois les miennes se détachant des siennes.
3ème étage, je reviens à l'objet abandonné quelques secondes plus tôt... J'entreprends d'accorder toute mon attention à sa fierté déjà bien dressée...2ème ; je joue avec, je la caresse légèrement, souffle dessus, la lèche lentement... toujours sans la prendre entièrement en bouche... Bill ne tient plus, il se cramponne au mur, cherche un appui mais n'en trouve pas, continue de gémir. Il est rouge, des gouttelettes de sueur ont perlé sur son front dans quelques secondes, il va atteindre l'apogée du plaisir...
....

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 10:48

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:10

Fic suite XVIII

Fic suite XVIII
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483 visites ce mois-ci.... c'est p-e rien pour certains... mais quand on commence par 11 visites... ca fait un sacré changement et ca fait super plaisir


MErci à toutes pour vos commentaires ^-^




Suite:


...
Bill ne tient plus, il se cramponne au mur, cherche un appui mais n'en trouve pas, continue de gémir. Il est rouge, des gouttelettes de sueur ont perlé sur son front dans quelques secondes, il va atteindre l'apogée du plaisir...
CLING !!
Les portes s'ouvrent, je me relève précipitamment et sors de l'ascenseur comme si de rien n'était laissant ce pauvre Bill avec son désir inassouvi.
Je l'entends se rhabiller à la hâte et me courir après.
-Laure !! Qu'est ce qui t'a pris de me faire ça ??
Il est encore rouge de l'aventure que je lui ai fais vivre dans l'ascenseur. Il est haletant, et cherche à reprendre une respiration normale tout en essayant de garder le rythme de ma marche rapide.
-Ca ne t'a pas plus Bill ?
-Si ça m'a plus ? Tu as vu dans quel état tu m'as mis !! Mais imagine que quelqu'un nous ai vu dans le hall !!
-Je ne le ferai plus alors...
-Si !! Enfin, plus dans un ascenseur...
-Les risques te font peur Bill ? Moi ça me plaît plutôt bien... Ca donne du piment, non ?
-Oui... mais dans un ascenseur quoi ! Jamais je n'ai imaginé pareille chose !

Un point pour moi. Il est étonné, surpris et sur sa fin... 11 étages ne suffisent pas pour l'envoyer au 7ème ciel, bien que moi, un simple regard de sa part et me voila aux anges...
Il me prend par la main et on marche comme deux amoureux normaux qui marcheraient tranquillement dans la rue... Jusqu'à ce que je retire ma main de la sienne.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Il y a des gens dans la rue...
-Et ? C'est interdit de marcher main dans la main maintenant ?
-Avec toi, oui.
-Pourquoi tu dis ça ?
-Ca pourrait nuire à ta carrière, il faut que je te rappelle ce que David en pense ?
-Je m'enfous ! J'ai envie de passer du temps avec toi, alors je le passe. C'est tout. Il n'y a rien à ajouter. J'ai envie de te prendre la main, je le fais, je veux me balader en rue avec toi, je le fais. Je veux t'embrasser, je t'embrasse...

Et il s'exécute. C'est la première fois qu'il m'embrasse en dehors d'une chambre d'hôtel. Même au restaurant d'en bas, il ne s'y est jamais risqué. On arrive devant un parc. Il m'y entraîne. Il me tient toujours la main. Il a même resserré sa poigne, comme pour être sûr que je ne me défile pas au dernier moment. J'aime la chaleur de sa paume de main... Ses mains sont douces... Rien ne donne envie de la lâcher... rien à part les idées confuses qui trottent dans ma tête.
On arrive devant une étendue d'herbe verte... On trouve un endroit tranquille au soleil et on s'y installe comme des rois. D'abord assis, côte à côte, on observe les gens. On les regarde et critiquons certains qui ont vraiment des comportements ou manies étranges... Vous n'avez qu'à essayer vous aussi... Ca fait passer le temps et ça vous permet de vous rendre compte à quel point le monde ne tourne pas rond avec toutes les stupidités engendrées par ses habitants...
Bill se lasse d'observer les gens, il concentre alors son attention sur moi. Il me fait des doudouces au bras. Moi, je continue de regarder autour, je ne veux pas croiser son regard... je sais que je me dégonflerais... Je sais que le peu de force que j'ai s'évaporera en un contact visuel. Je ne veux pas. Je ne veux pas ...
-Laure ?
-...
-Laure ??
-...

Il me pince le bras. Je tourne la tête vers lui, prête à lui demander quelle mouche l'a piqué pour me piquer lui-même, mais je n'ai le temps de rien. A peine le visage tourné vers lui que ses lèvres prennent possession des miennes. Voilà, un contact avec Bill, certes pas visuel, et me voila déjà dans un autre monde. Monde où mes sens ne réagissent plus normalement, où mon cerveau ne fonctionne plus, ou mon c½ur ne bat plus qu'au rythme de ses mains se baladant sur mon corps... Monde que seul Bill a réussi à me faire découvrir, monde dans lequel seul Bill trône. Tout tourne autour de lui. Je ne vois que lui, je ne parle que de lui, je ne respire que du Bill, je n'aime que Bill, je ne vis que parce qu'il me regarde.
Ses lèvres sur les miennes, sa langue se mêlant à la mienne... Ma langue jouant avec son piercing... Ses mains se baladant dans mon dos... Des frissons parcourent mon corps entier. N'en tenant plus et ne tenant pas compte de l'endroit où nous sommes, je le pousse à se coucher et monte à califourchon sur lui. J'approfondis le baiser. Mes mains viennent se perdre dans ses cheveux de paille... Trop de teinture Bill, tu tues ta belle chevelure...
On est en apnée. On ne respire plus d'air. On respire seulement à travers l'autre. Je me cramponne à ses lèvres comme s'il était mon oxygène... Comme si la présence de l'un suffisait à l'autre tout simplement. Ses mains continuent leur danse sur mon dos, pour venir se poser sur mon petit postérieur. Sentir ses mains sur mes fesses... je gémis légèrement et presse mon bassin contre le sien. Déjà une bosse prend forme dans son jeans... Pas de répit aujourd'hui mon Coco, c'est le dernier jour qu'on passe ensemble, et je vais te le faire vivre pleinement... Bill gémit sans retenue à présent...
...

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 13:05

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:13

Fic suiteXIX

Fic suiteXIX
Ce n'est vraiment pas une de mes suites préférées...

...
Pas de répit aujourd'hui mon Coco, c'est le dernier jour qu'on passe ensemble, et je vais te le faire vivre pleinement... Bill gémit sans retenue à présent...
Vite quelque chose pour arrêter ça !! On ne peut pas aller plus loin ! Des rires d'enfants...
Je repousse Bill et me lève précipitamment.
-Ca suffit... On ne peut pas aller plus loin.
Bill se remet difficilement de ses émotions... C'est la deuxième fois que je le plante en si bon chemin... Il doit vraiment être frustré. Mais je vous rappelle que c'est là que résident toutes mes intentions...
-Pourquoi !!??
-Imagine que quelqu'un nous voie !! Imagine qu'un petit enfant passe par ici et nous surprenne tous les deux, l'un sur l'autre, dans une position pas très catholique... Ce petit sera choqué éternellement !!

Ca c'est bien vrai... Ce n'est pas très sain...
- Moui... Sûrement. Mais pourquoi j'ai l'impression qu'aujourd'hui tu te donnes à c½ur joie pour me chauffer et me refroidir aussitôt ? Qu'est ce que j'ai fait qui ne t'a pas plus ? On s'est déjà expliqué non ? Laure, explique moi ?
- Bill... c'était pas mon intention... Excuse moi ?... Moi je voulais juste passer du temps avec toi... Profiter des derniers instants en ta compagnie. C'est vrai, pour l'ascenseur j'ai gaffé... j'aurai pas dû. Mais dans le parc, avoue que là, on est tous les deux responsables et que on s'est laissé emporter. Si je n'aurai pas entendu rire, je ne me serais jamais arrêté en si bonne voie... Bill, j'ai envie de toi mais je ne veux pas que ce soit juste un moment comme ça... C'est plus que ça non ?

Ha bah alors la !!! Je m'épate vachement là ! Quel culot d'inventer un mensonge pareil. Bon ça va, ce n'est pas trop grave, mais je ne vais pas lui avouer que j'ai envie tout simplement de le faire tourner en bourrique !? De lui faire voir un peu de toutes les couleurs...
-Laure... Je n'ai pas envie de partir ce soir. Ni demain, ni plus tard. Juste envie de toi comme tu le sais déjà...
C'est vrai... Il part ce soir !
-Et pendant que tu ne seras pas là... on a pas encore parlé de ça, mais je vais faire quoi ?
Bill ouvre et referme plusieurs fois de suite sa bouche sans qu'aucune réponse ne traverse ses lèvres...
-C'est bien ce que je pensais... tu t'en fous. Ben je te souhaite vraiment de trouver une autre cruche là-bas qui serait prête à tout rien que pour ton plaisir à toi ! Moi j'en peux plus de me laisser faire par ta petite personne !
Sur ces mots, je me lève et pars dans la direction opposée de celle de notre arrivée.
Mon ventre gargouille. Il est 12H30, j'ai faim. Je n'ai rien mangé ce matin. Trop pressée de sortir avec Bill.
Mais quelle nouille ! Même à mon propre jeu, je me fais avoir ! Il a l'art pour me détruire ! Je le hais parce que je l'aime ! Je me hais de lui accorder tant d'importance ! Je me hais de le haïr ! Comment détester sa gueule d'ange ? Impossible ! Merde !


...
Merci pour vos comm's. Grâce à vous... la barre des 1000 comms a été franchie avec succès...
Merci ca fait plaisir ^^
Bzou Bzou à toutes <3




# Posté le dimanche 25 novembre 2007 14:17

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:15

Fic suite XX

Fic suite XX

Une main attrape la mienne au vol. Pendant un moment, j'ai cru que c'était la Sienne... mais il n'y a pas de bague... Ce n'est pas lui. Je me retourne et constate alors avec peine que c'est son autre lui.
-Déçue de me voir, on dirait ? Ca fait plaisir de voir l'effet que je te fais...
-Nan, c'est pas ça. Mais j'aurais espéré... Soit. Qu'est ce que tu fais là ?
-J'allais chercher à manger, tu viens avec moi ?
-Oui, de toute façon, je n'ai rien à faire aujourd'hui... Et j'ai une faim de loup.
-Allez, je t'emmène cette après-midi avec moi.

C'est avec un pincement au c½ur que je le suis. Mon après-midi, j'aurai voulu la passer autrement et en une autre compagnie...
Tom se veut distrayant. Il voit bien que quelque chose ne tourne pas rond. Il se doute que je suis déçue de quelque chose et se doute bien que c'est de son frère dont il est question.
-C'est Bill ?
-Bill ? Où ça ??
-Nul part. Je voulais dire... c'est à cause de Bill que tu n'as pas touché à ton assiette ?
-Ha. J'ai plus faim.
-Il t'a dit qu'on partait ce soir c'est ça ?
-Tom... Il va trouver une autre fille. Une fille mieux... Et moi, moi j'ai rien. Je suis rien sans lui, sans vous...
-Est-ce qu'il t'as dit que c'était dans ses projets de se trouver une nana ailleurs ??
-Non, mais il ne fait rien pour me faire penser le contraire. Il aurait pu me courir après pour me faire croire le contraire, mais non, il n'a pas levé son joli petit cul de l'herbe !
-C'est Bill. Une fois qu'il y a un problème, il préfère s'isoler un instant avant de venir à la charge. Faut pas le brusquer. Il a un caractère de cochon. Moi je ne me prends pas la tête avec des broutilles. Lui, ne fait que ça. Il aime jouer au chat et à la souris. Faut toujours qu'il y ait des vagues ou des cailloux sur son chemin. Je lui ai déjà dit de prendre du recul, mais non, il est borné et têtu. Ce que tu lui dis de faire, tu peux être sûr qu'il fera l'opposé.

Ca fait du bien de parler avec Tom, il est si frais, si joyeux, si peu prise de tête. On se sent bien après avoir parlé avec lui. J'espère qu'il a raison à propos de Bill... En même temps, ils sont jumeaux... donc oui. Et puis je n'ai pas été très douce avec lui...
Je ne suis vraiment qu'une moins que rien ! En voulant me venger sur Bill, je ne fais qu'aggraver la situation et c'est sur moi que cela retombe...

Je regarde la foule se presser sur les pavés. Aucun d'eux ne prend le temps pour saluer un tel ou un tel. Ils ne se connaissent pas... alors à quoi bon ? Oui mais pour se connaître, il faut faire connaissance. Un sourire est une porte à la connaissance, non ? Je me souviens quand Bill m'a renversé son café... S'il avait pris un autre chemin pour retourner à sa table, s'il n'avait pas été chercher lui-même son café, si je ne m'étais pas assise à cette chaise lui faisant barrage, si je n'étais pas venue dans ce café... je n'aurais jamais rencontré Bill. Je n'aurais jamais connu la souffrance qui va de paire avec l'amour.
Mais tous les supplices valent la peine d'être vécus quand on sait que le responsable n'est autre que celui à qui vous avez confié votre c½ur et corps en entier.
Parmi la foule, un visage m'interpelle... Un visage familier. Une expression que j'ai vu à plusieurs reprises. A chaque fois qu'il voulait se faire pardonner en fait. Trop souvent à mon goût.
-Laure... Je t'ai cherché partout dans le parc.
-Tu as du mal cherché.
-Tu m'en veux ?
-Tu vas m'oublier ?
-Non. Ce n'est pas dans mes intentions.
-Tu m'aimes ?
-Oui.
-Tu m'excuses ?
-Oui... Hein ? Pourquoi tu t'excuses ?
-Parce que je t'aime aussi.
-Ce n'est pas une raison pour demander pardon...
-Si. Je suis infecte quand j'aime. Je suis jalouse. Je ne peux pas simplement aimer, je dois voir aussi le négatif qu'il n'y a pas. Je ne peux pas tout simplement profiter des instants calmes avec toi, je dois semer la zizanie...
- Rajoute aussi le fait que tu ne peux pas rester sage à côté de moi sans que tu me rendes dingue de toi.
-Pourtant je ne fais rien de particulier...
-Ton rien de particulier m'attire énormément.
-Bon, hé bien, puisque tout s'arrange, je vais vous laisser là. Je ne veux pas savoir les détails de vos retrouvailles. Je ne veux pas les gâcher non plus, mais ne traînez pas trop...

Tom, j'avais complètement oublié qu'il était encore dans le décor...
Bill lui fait un clin d'½il. Regard complice entre eux. Dans ces moments-là, on se sent vraiment mis à part. Il n'y a qu'eux qui se comprennent. Tout le reste autour n'a pas d'importance. Pas de mot échangé, seulement un coup d'½il et une lueur de compréhension passe dans leur regard... Une complicité unique. Des jumeaux fascinants...
-Tu m'en veux ?
-o_O T'en vouloir de quoi ?
-De t'aimer autant ?
-Je t'aime aussi, mais tu ne m'en veux pas pour autant. Je ne vois pas le rapport... Allez, viens là.

Il m'attire contre lui. Un gros câlin avec mon prince charmant... Deux longs bras fins qui m'entourent soigneusement. Un geste simple, qui fait pourtant tant de bien. Pas besoin de déblatérer une longue tirade pour s'expliquer, les mots sont inutiles. Ils ne sont qu'arbitraires. On peut les remplacer par d'autres qui perdent alors tous leurs sens. On peut les remplacer par des gestes. Des gestes qui, eux, ne trompent pas.



C'est sur les suites où il ya du S** qu'il y a le plus de coms... on se demande pq ...

# Posté le lundi 26 novembre 2007 15:25

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:16

Fic suiteXXI

Fic suiteXXI

-Tu pensais vraiment ce que tu as dis là tantôt ?
-A propos... ?
-De... Tu as dit que tu ne supportais plus ma petite personne... C'est vrai ça ?
-Disons que... j'ai dis ça dans un accès de colère. Je ne le pense pas évidemment.
-Tu es sure ? J'ai cru lire dans tes yeux une grande part de vérité.

Merde. J'ai peut-être été un peu forte sur le poids des mots...
-Ca m'a fait mal.
Re-merde ! Han non Bill, sèches-moi ces larmes qui perlent déjà au coin de tes yeux... Pardonne moi.
-Je sais que je ne suis pas un modèle à suivre. Que je suis loin d'être parfait. Que je n'ai pas toujours été un ange avec toi. Mais tous les jours, je fais tout de sorte à ce que tu oublies cette partie de moi. Tous les jours je m'efforce de me montrer mieux qu'avant. Je veux qu'on oublie Bill l'arrogant et fier de lui et qu'on laisse la place au nouveau moi. J'en ai marre de toujours faire croire que tout va bien alors que tout va mal. Sourire alors que mon c½ur saigne. Rire alors que je n'en peux plus. Je ne peux plus faire semblant d'être fort. Je veux juste être moi et craquer quand ça ne va plus. Aimer qui je veux aimer. Faire ce qu'il me plaît sans y être forcé. Ne plus avoir à me justifier. Juste vivre comme tout le monde sans être épié de tous les côtés.
-Bill, je ne voulais pas dire ça... Je ne voulais pas... Je ne savais pas tout ça.
Je sèche du bout du doigt une larme coulant le long de sa joue... C'est la première fois qu'un garçon pleure devant moi. Bill est bien un garçon comme les autres. Seulement la célébrité l'a brisé, la rendu adulte trop tôt et sans lui demander son avis.
Il pose sa main sur la mienne qui caresse sa douce joue creuse. Ce contact affectueux a l'air de l'apaiser. Le fait d'avoir pu se libérer aussi. Au fond, il est comme moi, il garde toutes ses émotions pour lui, ne dis jamais quand ça ne va pas... et un jour il risque d'exploser.
Malgré tout ce qu'il vient déjà de dire, je sens qu'il retient encore pour lui une grande partie de sa douleur. Je lui laisserai le temps de tout me dire de lui-même, ça doit venir de lui.
-On peut rentrer à l'hôtel ? Je suis fatigué.
-Comme tu veux. Je te suis dans tous les cas.

Et on s'en va. Main dans la main. Amoureux. Insouciants de ce qu'il nous adviendra plus tard. Inconscients de l'importance que l'un porte pour l'autre. Profitant des derniers instants qui nous sont accordés. Souhaitant les passer seulement dans l'intimité.
On arrive à l'hôtel, le portier nous salue. On appelle l'ascenseur. On y entre avec un petit sourire gêné, repensant à la scène s'y déroulant quelques temps plus tôt...
-Maintenant quand j'aurai des bouffées de chaleur dans l'ascenseur, je saurais que ce n'est plus dû à ma peur d'y rester coincé...
J'éclate de rire. Me rapproche de lui, me met sur la pointe des pieds et lui embrasse la joue.
-Tu es bon.
-Bon ??
-Dans tous les sens du terme. Bon, parce que t'arrives à me supporter. Ce qui n'est pas une mince affaire. Et bon, parce que rien qu'au regard et au toucher, je dois me contenir pour ne pas te sauter dessus. J'ai du mal à rester impassible à tes regards. Ca bouille à l'intérieur de moi. J'ai du mal à m'empêcher de goûter chaque parcelle de ton corps... J'ai tout le temps envie de toi. Envie d'être tout simplement avec toi, ou ...en toi.

Pour toute réponse il m'embrasse. Un baiser léger me laissant sur ma fin. Mais déjà, l'ascenseur ralentit. On est arrivé. Il me prend par la main et m'entraîne d'un pas rapide dans notre chambre.
Il ferme la porte en mettant bien la petite affiche « Don't Disturb » sur la poignée... Ca laisse deviner ses intentions. J'espère qu'elles sont semblables aux miennes...
-Je vais me démaquiller.
-Moi aussi... mon... ça a coulé quand j'ai ... fin là tantôt quoi...

On est tous les deux dans cette salle de bain, devant cet immense miroir nous reflétant. On se regarde dans l'image de l'autre. Je regarde son reflet et lui le mien. On se sourit. On dirait deux mondes différents. On fait les mêmes gestes pour se démaquiller.
C'est devenu machinal. Une habitude quotidienne de s'effacer le visage qu'il porte chaque jour. La première fois où je l'ai vu au naturel remonte à bien longtemps. J'étais un peu déstabilisé face à ce Bill sans crayon noir autour des yeux. Mais très vite, je m'y suis habitué, reconnaissant en lui sa vraie nature. Parfois les gens maquillés sont horribles le jour où ils ne se sont pas peints le visage... Lui, non. Il était beau. Si pas plus. Parce que c'était Bill. Juste Bill.
Il veut juste mettre une barrière entre son monde à lui et le monde de dehors. Personne n'a le droit d'y entrer sans y être invité.
La séance de démake-up finie, on retourne dans la chambre. Il allume la télé et se jette dans le fauteuil le plus proche. Quelle élégance... Il y a que les mecs pour faire preuve de si peu de tenue devant la gente féminine... Ou alors faut tout simplement être un ado crevé qui rentre d'une journée de cours... Ou une rock star adulée par des milliers de filles... Oui, ça doit être ça. Je me pose à ses côtés et pose ma tête sur son épaule. Et il zappe les chaînes... Jusqu'à ce qu'on tombe sur une chaîne musicale. On regarde le clip qui défile :
Rihana : Umbrella. En temps normal, je me serais levée et me serais amusée à la singer en me moquant ouvertement de la recherche des paroles... mais là j'ai la flemme et puis Bill me prendrait pour une extra terrestre. Pas envie de paraître ridicule en plus de ma stupidité naturelle...
Clip suivant... An deiner seite (Ich Bin Da) de Tokio Hotel. Bill se redresse tout droit sur le fauteuil. Ca lui fait toujours un effet fou quand il se voit à l'écran. Il est à mi-chemin de se lever, de prendre le lampadaire longiligne comme son micro et de chanter sa chanson. Mais il reste à demi assis et je l'entends chantonner. On voit des étoiles briller dans ses yeux quand il chante. On entend le son des anges à travers sa voix. On sent qu'il aime chanter. On aime tout simplement. On ne peut pas ne pas l'aimer. Même quand on essaye de s'en détacher. De trouver la faille, ce petit truc qui fait que de lui plus jamais vous voudriez en entendre parler... Et quand vous croyez y être arrivé... un nouveau quelque chose arrive en trombe et bouscule vos résolutions et vous replace case départ.
La chanson terminée Bill redescend de son petit nuage de bonheur. Moi je me délecte en le regardant avec son sourire de bien heureux. Il me l'a déjà dit plusieurs fois : il n'y a que quand il chante qu'il se sent vraiment bien. Il oublie tout. Il vit de sa voix. Il m'a alors dit après ; que maintenant qu'il m'avait il avait découvert quelque chose qu'il n'avait jusqu'alors jamais connu. J'ai fais la fille flattée. Mais je sais qu'au fond, la musique l'emportera toujours sur moi. Bill sans musique, ce n'est plus qu'un pauvre enfant abandonné le long de la route. Bill sans Laure, sans moi, c'est un Bill qui vit pleinement sa carrière. Il ne l'avouera jamais, mais je le sais.
Un autre clip : il date celui-là. Ca fait longtemps que je ne l'ai plus vu en tout cas : « Wake me up when September ends » de Green Day. Bill se renfonce dans le creux du fauteuil et prend ma main au passage qu'il pose sur sa cuisse. Je ferme les yeux. Mes doigts se mêlent aux siens. Il me caresse la paume des mains. Il a les mains chaudes...Les miennes sont froides. On se complète. Il me réchauffe. Et moi je le chauffe. Chauffé du moins. Maintenant j'arrête. Ca ne sert à rien. Ca me fait plus mal qu'autre chose.
-Viens. On va se reposer un peu sur le lit.
Il a dû lire dans mes pensées. Je suis épuisée. Et je veux être dans ses bras. Il éteint cette télé qui continue de brailler toute seule. Toujours main dans la main on va vers ce lit qui me tente depuis qu'on est rentré. Il a l'air de m'accueillir les bras ouverts. Il ne manque que nous sur ces draps. On se couche chacun d'un côté voulant tout simplement dormir. Mais remarquant qu'il est impossible de trouver le sommeil loin des bras de l'autre, on se rapproche. J'enfouis ma tête dans son cou et m'imprègne de son odeur. Mes jambes se mêlent aux siennes. Comme pour ne former qu'un. Il m'embrasse le front et me serre contre lui. Nos respirations se font plus calmes, lentes, régulières. Nos paupières sont lourdes et nous nous envolons au pays des rêves. Il n'y a que dans ses bras que j'ai pu trouvé une telle sérénité.

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 12:48

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:16