« Ce soir »... Rien que ça.
-Je t'aurais bien laissé dormir encore, mais je voulais passer la journée avec toi, si tu es d'accord...
D'un bond, me voilà levée. D'un bond, il recule. Et je m'enferme dans la salle de bain. Je ne sais pas combien de temps j'y suis resté mais le résultat en vaut la peine, je crois. Je me suis faite belle pour lui. Je veux qu'il se souvienne de moi. Je sors. Il est là, affalé sur un fauteuil, le regard vitreux. Je me poste devant lui, il revient à lui, me regarde de haut en bas.
-Tu as changé, me dit-il.
-Je me suis un peu arrangé, on va dire... Ca ne te plaît pas ?
-Si, mais tu es assez belle au naturel. Pas besoin de te maquiller. Pas besoin de choisir ta tenue pendant des heures. Tout te va naturellement parfaitement et tu n'as pas besoin d'artifice pour briller dans mon c½ur.
C'est bien à Bill de me dire, que le maquillage n'est pas nécessaire. Il se maquille plus que toutes les filles que j'ai rencontré dans ma vie, sauf une pouf pouf, un jour, elle était orange... Mon dieu qu'elle était laide avec son fond de teint à rendre jalouse une carotte !
Allez, après tout ces compliments, il mérite bien un doux baiser. Un baiser sincère, pas comme ceux d'hier...
-On va où ?
Il sourit.
-Tu m'emmènes où Bill ?
De nouveau, il se contente de sourire.
-Bill, si tu ne me dis pas maintenant où l'on va, je ne bouge plus !
Je m'arrête. Il s'arrête. Je lui tourne le dos et fait la mine boudeuse d'une enfant de 5 ans. Qu'est ce que j'ai usé de cette technique quand j'étais môme... J'arrivais toujours à mes fins... Souvenirs de jeunesse. Ca me semble si lointain maintenant. Je suis loin d'être cette petite fille sage et innocente que tout le monde chouchoutait...
Il me prend dans ses bras. Et on reste comme ça pendant quelques secondes. Puis il me retourne et capture mes lèvres.
Vous avez déjà été embrassé par Bill Kaulitz ? Non, bien sur que non. Mais moi oui. Et à chaque fois, c'est merveilleux. Si vous saviez l'effet que cela procure... Une sensation de légèreté, de bien-être, d'extase pure. Comme si un bonheur jusque là inconnu coulait dans mes veines. Comme si tous les tracas de la vie, les soucis, les problèmes s'envolaient en même temps que ses lèvres touchaient les miennes. Comme si l'extérieur n'avait plus aucune importance. Ce n'est pas qu'un flirt. Avec Bill, toutes sortes d'émotions sont partagées à travers un baiser. C'est magique... et pour rien au monde je n'échangerai un baiser de Bill. Il est doué, tellement doué qu'il arrive à me faire avancer sans que je ne lui pose plus de questions. On arrive devant l'ascenseur... il est en bas, on doit attendre qu'il monte. Moment pendant lequel je profite pour déjà le mettre dans le bain... Susciter le désir qui veille en lui... Je me lèche sensuellement la lèvre tout en le regardant d'un regard alléchant... Il ne faut pas grand-chose pour le réveiller ; ses joues rougissent déjà...
CLING !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent, je passe devant lui, je lui frôle la main en passant... Il faut mettre le paquet, de ce trajet en ascenseur, il s'en souviendra... Les portes se referment derrière lui. L'ascenseur est grand, je suis au fond, Bill presse le bouton 0, on est au 11ème étage... Ca nous laisse pas mal de temps, surtout que l'ascenseur est fort lent dans cet hôtel.
Mon sourire s'agrandit au fur et à mesure que Bill s'approche de moi... Il se pince la lèvre inférieure, il s'approche à petit pas de moi, n'en tenant plus je l'attrape par son blouson et me colle à lui. Un corps à corps comme je les aime... Je lève mon regard, croise le sien et tout naturellement un doux baiser s'ensuit. Doux d'abord, pour ensuite devenir de plus en plus passionné. Passion qui fait qu'il me pousse contre la paroi de la cabine ambulante.
Je bascule ma tête en arrière laissant mon cou à son entière disposition. Il ne se fait pas prier pour s'en occuper. Baisers tout aussi doux, Bill ne connaît que ces baisers-là, sauf quand il n'y met pas son c½ur... C'est à moi de prendre le contrôle. Je le retourne et le plaque contre la paroi où j'étais moi-même adossée. Retournement de situation comme on dit... Je l'embrasse passionnément. Je quitte ses lèvres, je le sens grogner. Attends Bill, tu n'as encore rien vu...
Je m'abaisse, lève son T-shirt, embrasse son torse, le lèche, et en même temps je déboutonne son jeans. Surpris, il relève ma tête, il m'interroge du regard. Je ne dis rien, je reviens juste l'embrasser. 6ème étage... Je me colle à lui, je lève ma jambe et la frotte contre la sienne. Il cherche mes lèvres mais me voilà déjà partie pour une tâche plus importante... Je fais glisser ma main contre son torse, elle rencontre un élastique, je la glisse à l'intérieur... Bill se cambre et étouffe un petit cri de plaisir. 5ème étage... Je sens son bas ventre qui se gonfle, il n'y aura bientôt plus de place pour lui et ma main... Il respire fort... Je ne sais pas trop comment m'y prendre, je ne sais pas quoi faire, je remonte alors pour l'embrasser. Embrasser ses lèvres qui me manquent une fois les miennes se détachant des siennes.
3ème étage, je reviens à l'objet abandonné quelques secondes plus tôt... J'entreprends d'accorder toute mon attention à sa fierté déjà bien dressée...2ème ; je joue avec, je la caresse légèrement, souffle dessus, la lèche lentement... toujours sans la prendre entièrement en bouche... Bill ne tient plus, il se cramponne au mur, cherche un appui mais n'en trouve pas, continue de gémir. Il est rouge, des gouttelettes de sueur ont perlé sur son front dans quelques secondes, il va atteindre l'apogée du plaisir...
....