Fic suiteXXII

Fic suiteXXII

Je me réveille et la place à côté de moi est vide et froide. Il est partit. Il est partit sans un au revoir. C'était peut-être ça le baiser sur mon front, notre baiser d'adieu. Jamais je n'aurai pensé que dire adieu se fasse d'une façon aussi simple. En tout cas, c'est bien lâche de me laisser seule.
Je me lève péniblement. Un premier réveil sans lui. Le premier d'une longue liste. C'était ma dernière fois avec lui. Dernière fois que je dormais dans ses bras. Dernière fois... que je trouve un mot à la place de son visage sur l'oreiller... « Entschuldigung. *»
Ce n'est pas un bête papier qui va t'excuser Coco.
J'entends des voix et une porte claquée. Je sursaute. C'est lui. J'en suis sûre. Comme Gustav me l'avait dit, les portes qui claquent, c'est la marque de fabrication des Kaulitz...
Je sors précipitamment de la chambre et tombe nez à nez avec Bill. Je lui saute dans les bras et puis m'attarde sur ses lèvres.
-Quel accueil ! dit-il lorsque je consens enfin à libérer ses lèvres.
-J'ai cru que tu étais déjà parti...
-Mais enfin. Tu vois bien que je suis encore là. J'ai dû me lever pour faire les derniers préparatifs avant de prendre l'avion ce soir... Je ne voulais pas te déranger... C'est pour ça le petit mot... Mais c'est vrai que j'aurai pu expliquer un peu plus la situation...
-Chuut. Trop parler fait perdre le temps. Et le temps nous est compté. Embrasse-moi.

Il ne faut pas lui demander deux fois. C'est si bon. Si bon mais pas éternel. Je me blottis dans ses bras. On est encore sur le pas de la porte. Pas tout à fait à l'intérieur, ni tout à fait dehors. Il me soulève péniblement. C'est qu'il n'est pas super costaud mon Billou... Il peine à marcher, mais je fais celle qui n'a pas vu... Je le regarde cacher sa difficulté. On arrive au fauteuil et me dépose avec tellement de précaution que j'ai cru pendant un instant que j'étais en cristal. Lui, il s'affaisse sur le sol tel un gros sac de pommes de terre, et soupire. Je glisse ma main dans sa chevelure. Aujourd'hui ils sont plats. J'aime quand ils sont plats. Ce n'est pas que j'aime pas sa coupe made in Hérisson... mais ça lui donne un petit quelque chose qui ne me laisse pas indifférente...
-Il faudrait que je te présente à ma mère, Laure.
Oh oh ! Les présentations officielles à la famille... C'est qu'il est sérieux.
-Tu crois que c'est une bonne idée ?
-Mais bien sûr ! Maman sera tellement enchantée de te rencontrer... Je lui ai déjà parlé de toi... mais elle ne sait pas grand chose sur toi. Tu seras la première fille que je lui présente.
-Et j'espère la dernière !
-La seule.
Tu viens avec à l'aéroport ?
-J'aimerais bien, oui.
-Faudrait te camoufler alors. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose après.
- Tu crois qu'il m'arrivera quoi ?
-Je ne sais pas, mais on n'est jamais trop prudent... Pas envie que tu te fasses immolée par une folle qui nous suivrait.
-Tu as un public de dingues ! C'est pour ça que je ne veux pas assister à vos concerts. Les loges sont tellement plus chaleureuses...
-Elles ne sont pas toutes comme ça. Il y a des vrais fans. Mais on les voit moins. C'est dommage. Quand je pense que certaines n'arrivent pas à avoir une place... Ca me fait de la peine. Je suis triste pour elles et j'aimerais rajouter une date mais c'est bien trop souvent impossible.
-Et heureusement ! Non mais faut que vous ralentissiez un peu là !
Prenez des vacances et profitez-en ! Même au repos vous bossez. D'accord la créativité ne chôme pas mais quand même... Pour rester productif faut être reposé...
-Tu t'inquiètes de trop. Tu es trop pessimiste. Vis la vie au lieu de la redouter. 'Leb Die Sekunde'. J'ai réfléchi... Ca m'arrive oui, ne souris pas bêtement comme ça, tu pourrais rester justement chez ma mère... Tu en penses quoi ?
-Toute seule chez ta maman ? Alors qu'elle ne me connaît même pas...
Non, c'est gentil de proposer Bill, mais je crois que le mieux à faire c'est que je retourne un peu chez moi. Arranger les choses. M'expliquer et pourquoi pas après reprendre des études par correspondance...
-Si tu veux... De toute façon, on se tient au courant. Je t'appellerai. Je t'écrirai aussi. Et je reviendrai te rejoindre le plus vite possible.

Il m'embrasse. Comme pour sceller une promesse qu'on sait tous les deux qu'il ne tiendra pas. Ce n'est pas grave ; comme il le dit si bien, profitons du moment présent. Ne pensons pas à l'avenir. Ou pourquoi s'en faire pour quelque chose qui n'est pas encore arrivé ? Parce qu'on sait que ce quelque chose redouté va quand même se réaliser... Chut ! Arrête de faire tourner tes neurones à pleine vitesse Laure, occupes–toi plutôt de tourner ta langue dans sa bouche.
J'aurais pu rester comme ça encore longtemps si Tom ne serait pas rentré dans la chambre.
-Ha... Désolé de vous déranger... mais ... il est l'heure Bill. On doit être dans le van dans 10 minutes... L'avion décolle à 19 heures pile.
-On arrive.



* Désolée.

Bon voila... suite.
Je commence les examens mercredi...
Ca m'etonnerait que je vienne encore poster... jvai devoiir y resister
mais vous êtes toutes aussi en examens... donc Je vous souhaite à toutes bonne merde >.<
I'll be back as soon as I can !!!
Avec j'espere pleins de comm" pr ce chapitre....
et bientot la fin ^^
bzou bzou merci!!

Merci pour vos coms et votre soutien ^^ ca fait du bien

# Posté le lundi 03 décembre 2007 13:27

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:18

One shot 5

One shot 5



[Ils étaient quatre. Ils étaient jeunes. Ils étaient beaux. Ils avaient toute la vie pour eux.


Il était tôt. Mais l'agitation régnait dans cet énorme hall. Des gens se pressaient aux portes d'embarquement. D'autres cherchaient après leurs valises oubliées dans un coin perdu. D'autres encore expliquaient maladroitement aux gardes de sécurité qu'ils avaient oubliés leur passeport aux toilettes... Dans tout cet attroupement de masse, un périmètre de sécurité avait été improvisé autour de 4 jeunes hommes. Ils étaient assis sur des chaises et regardaient le panneau indiquant le retard de leur vol.
-Ca valait la peine de se lever à 4 heures du matin !
C'était le plus ronchon des 4 qui venait de prendre la parole. Il n'était vraiment pas du matin. Les autres non plus. Mais lui, la fatigue se lisait intensément sur son visage.
-C'est un signe !! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !
-Tom, calme toi.

Le dénommé Tom ne se calma pourtant pas. Il se tortillait les doigts. Il se leva.
Le cercle de gorilles qui les entourait se rapprocha un peu plus au mouvement de Tom.
-C'est bon Saki, je ne me sens pas super bien là. Je peux aller aux toilettes ?
-Si un gars de la sécu' vient avec toi.
-Je peux y aller seul. Ca ne prendra que quelques secondes. Je sais me débrouiller seul !

Les gardes du corps se regardèrent du coin de l'½il. Ils savaient bien que ces 4 jeunes commençaient à ne plus pouvoir supporter d'être surprotégés sans arrêt...
-C'est bon, mais fais vite !
Tom sortit du cercle et se dirigea vers l'endroit où devaient se trouver les toilettes.
Les trois autres restés dans le cercle se regardèrent inquiets.
Tom n'avait jamais aimé les trajets en avion. Il ne supportait pas l'altitude. Il n'aimait pas l'idée de voler au dessus des nuages. Il avait peur du vide. C'était toujours avec angoisse qu'il arrivait à l'aéroport et soulagement qu'il en sortait.
-Bill, tu crois que ton frère tiendra le coup pour ce voyage ?
Bill c'est le frère de Tom. Ils sont jumeaux. Jumeaux mais aux caractères bien distincts. Et au caractère bien trempé. Aucun des deux n'aiment qu'on leur dicte ce qu'il faut faire. Ils ne supportent pas l'autorité, sauf quand c'est eux qui l'exercent.
-J'espère. Hier matin déjà il paniquait. Pourtant ce n'est pas la première fois. Et ce n'est pas la cohue et les cris de dehors qui vont le calmer.
En effet à l'extérieur, des barrières de sécurité avaient été placées pour canaliser la horde de fans qui étaient venue les voir avant leur décollage. Elles criaient à s'en arracher les cordes vocales. Qu'avaient-elles à y gagner à s'égosiller de leur voix ? Un regard des 4 garçons ? Peut-être. S'ils daignaient tourner la tête. Un autographe ? Trop tard. Ils étaient rentrés par une entrée secrète. Pas de dédicace aujourd'hui.
Le fait de savoir que certaines fans les suivaient partout où ils allaient, leur faisaient plaisir mais les effrayaient aussi.
-J'espère qu'on ne nous attend pas à l'hôtel là-bas.
-Je me demande comment elles font pour savoir dans quel hôtel on vous fait descendre... Je prends pourtant toutes les précautions possibles pour qu'il n'y ait pas de fuite possible... Faut croire que je me fais vieux... J'ai plus le même impact qu'à vos débuts les gars.
-Mais non Saki !! Tu es le meilleur ! Tu es le seul à savoir nous supporter comme tu le fais. On se sent vraiment en sécurité grâce à toi. Pour rien au monde, on ne t'échangerait.

Gustav avait toujours le mot pour faire plaisir. C'est vrai que ces 4 jeunets en avaient fait voir de toutes les couleurs à leur garde du corps de leur début. Avant il n'y avait besoin que de lui. Mais avec le temps, il a fallu faire appel à une équipe VSD Hamburg plus fournie en hommes....

-Bill, dit Saki, va voir comment s'en sort ton frère. Il se fait attendre.
Bill se leva et marcha d'un pas rapide en utilisant exactement le même chemin parcouru par son double quelques minutes auparavant. Bill était grand et mince. Cette minceur le rendait encore plus grand. Il ne passait jamais inaperçu. Que ce soit soit par sa taille, soit par sa coiffure ou encore par son style vestimentaire. Bill était un de ceux qui voulaient se distinguer de la masse. Il était différent des autres. Il était aimé pour ça mais aussi pour bien d'autres choses.
Aux toilettes, il n'y avait personne. Bill entendit pourtant un sanglot étouffé et s'approcha alors d'une porte. Pas n'importe laquelle. Elle était fermée à clé et derrière se trouvait son double dans un état pitoyable.
-Tom...
Un déclic se fit entendre. Bill empoigna la clinche et ouvrit la porte. Il se glissa à l'intérieur et se retrouva face à la scène à laquelle il s'y était attendu. Tom était recroquevillé sur lui-même sur la cuvette des toilettes.
A cet instant, Tom ressemblait à une véritable loque vivante. Bill fut horrifié. Jamais il n'avait vu son frère dans un tel état.
-Tom... Ca va bien se passer. Ne t'en fais pas...
-Non Bill, pas ... pas cette fois. J'ai, j'ai vraiment un mauvais pressentiment.
-L'avion est le moyen de transport le plus sûr et le plus rapide. Il n'y a rien à craindre. Regarde-moi Tom. Souviens-toi, je suis là pour toi. On est deux. Tu n'es pas seul.

Tom était encore larmoyant quand il décida de se relever. Il n'aimait pas se montrer faible. Il n'y avait que Bill qui le connaissait sous cet angle là. Tom avait honte de sa phobie de l'avion... Il avait honte d'avoir peur. Honte d'être faible. Pour lui, c'était bien une faiblesse.
Une fille qui a peur, oui, c'est une fille, elle peut avoir peur et se cacher dans les toilettes pour pleurer sa peur. Mais pas lui. Lui, c'était un garçon. Qui devait se montrer fort. Un garçon sur qui tous les yeux étaient braqués. Il devait se montrer parfait.
Dans ce petit espace restreint, Tom se retrouvait maintenant tout près de Bill. Il hésita, puis se jeta dans les bras de son frère. Il reprenait des forces en lui. Bill lui transmettait une sorte d'énergie. Une énergie positive. Bill était attendri par son jumeau. Mais il s'inquiétait pour lui. Jamais Tom ne s'était senti aussi mal. Pourquoi maintenant ?
-Ca va mieux ?
-Je... crois.

Il n'allait quand même pas lui avouer qu'il préfèrerait rester dans ses bras ? Bien que ce désir se lisait ouvertement dans ses yeux.
Bill déverrouilla le petit loquet et sortit le premier de la toilette.
Tom le suivit et se regarda dans la glace. Il avait encore les yeux rouges et la joue humide. Il se rafraîchit alors le visage et se regarda à nouveau. Il sentait que ses yeux le piquaient encore mais se contint pour ne pas lâcher des flots de larmes inutiles.

Dans le hall, l'agitation autour de lui réveilla un petit dragon dans son ventre. Il sentait son ventre gargouiller. Ca lui fit mal mais décida de ne rien dire. De ne pas y prêter attention. Après tout, ce n'était que dû au stress. Avoir peur de l'avion... vraiment pathétique.
De retour dans le cercle de protection, Tom s'était rassis et avait fourré les écouteurs de son MP3 dans ses oreilles. Il voulait être tranquille. Il ne voulait pas faire face aux regards de pitié qui lui étaient adressées. Il ne voulait pas répondre aux inquiétudes qu'on se posait à son égard.
Georg, le plus ronchon des 4 somnolait. Sa tête menaçait de valser sur son côté droit. Elle pendait presque dans le vide. Saki, toujours au petit soin, vint et positionna Georg de sorte à ce que sa tête repose contre une valise posée sur le siège.
Gustav et Bill regardèrent la scène attendris. Dans quelques heures, ils devraient être à Moscou. Ils y donnent un concert. Moscou fait partie de la liste des concerts européens. Après Moscou retour en Allemagne avant de partir pour la France avec un petit passage éclair pour la Belgique. Petit pays au gouvernement inexistant a besoin de Tokio Hotel pour remotiver les troupes des fans Belges...
Une voix retentit du plafond : « Avis à tous les voyageurs, veuillez nous excuser pour les désagréments causés dûs à quelques défauts techniques. Nous sommes dès à présent dans la possibilité de permettre aux passagers du vol 48432 d'embarquer. Les passagers du vol 48432 à destination de Moscou sont priés de se présenter devant la porte d'embarquement. Merci »Heureusement que Tom n'avait pas entendu le moment où la femme annonçait les quelques problèmes techniques. Rien de plus déstabilisant que de savoir qu'une faille ait pu être détectée. Cela n'inspire en rien la confiance d'un angoissé d'aviation.
Bill se leva et alla toucher l'épaule de son frère pour le faire revenir parmi eux. Il était enfin l'heure pour eux de s'envoler.
Tous prirent leur sac et quelques gardes se chargèrent du reste. A la porte d'embarquement, il y avait une belle femme. Une hôtesse. Quand elle vit qui étaient posté devant elle, elle eu son sourire qui se rallongea de quelques centimètres de plus. Elle croisa le regard de Tom et lui fit un sourire plus qu'explicite. Mais Tom n'avait pas la tête à ça. Il se rapprocha de Bill. Il ne voulait pas le perdre de vue et voulait à tout prix être assis à ses côtés dans l'avion. Autrement, il ne tiendrait pas le coup.
Avant de monter dans l'avion, il fallait traverser un long couloir fermé. Couloir qui faisait que l'angoisse redoublait d'intensité.
Une fois dans l'appareil, Tom dut s'accrocher aux têtes des sièges pour pouvoir avancer. L'avion était à l'arrêt. Il n'y avait aucune difficulté à y progresser mais Tom avait la tête qui lui tournait. Il se retenait intérieurement.
Arrivés à leurs places, ils s'installèrent tous confortablement. Tous ? Non. Tom s'enfonça dans son siège, s'attacha et ferma les yeux comme pour oublier l'endroit où il était.
Il fallut attendre plusieurs minutes, le temps que tous les passagers s'installent à leur aise. Tom espéra au plus profond de lui que le vol serait annulé à cause d'une tempête. Mais le ciel était dégagé ce soir-là. Aucune raison de retarder encore plus ce vol.
Bill voyant le malaise de son Autre grandir, lui prit la main.
-Je suis là Tom. Ca va aller. Au moment du décollage, n'hésites pas à serrer ma main. Tout ira bien.
Tom n'ouvrit pas la bouche de peur de laisser s'échapper les restes de son repas. Ce n'est pas chose élégante, mais Tom était vraiment au bord de l'angoisse et sentait son estomac se tortiller dans toutes sortes de positions plus étranges les unes que les autres.
Le pilote prit la parole et présenta l'équipage. Les hôtesses firent leur petite démonstration de sauvetage. Tom savait que ces techniques ne sauveraient que très peu de personnes en cas de crash. L'avion s'il doit se crasher, il se crashera sans vous laisser le temps de vous abaisser pour prendre votre gilet de sauvetage...
L'avion se mit en mouvement. Il roula pour se positionner sur la piste de décollage. Déjà Tom serra plus fort la main de Bill.
Bill, lui aimait la sensation éprouvée lors du décollage. Comme si on décollant du sol, tous les soucis, tous les tracas restaient au sol. Il se sentait plus léger lorsqu'il était dans les cieux. S'il y a bien un pouvoir qu'il aurait voulu posséder, ce serait celui de voler par ses propres moyens. Malheureusement, la technologie ne le permettait pas pour tout de suite.
Les roues de l'avion n'avaient plus de contact avec le sol. L'avion commençait son ascension vers ce ciel étoilé. Tom se crispa. Il s'agrippa à cette pauvre main que tendait son frère.
Bill commençait à sentir une douleur naître au creux de sa main, mais préféra ne rien dire pour soulager un tant soit peu la peur de son frère. Plus l'avion prenait de l'altitude, plus Tom resserrait sa poigne. Bientôt Bill n'aurait plus de main. Il prenait sur lui. Si Tom ressentait le besoin d'extérioriser son mal intérieur, qu'il le fasse. Bill était là pour l'aider. Mais il espérait vraiment que Tom se détendrait au long du voyage. Il ne pourrait tenir plus de 5 heures dans cette position inconfortable pour sa main. Le sang risquerait de ne plus circuler comme il se doit.
-Tom ... Et si tu essayais de dormir un peu ?
-... Peux pas... Pas envie... Peux pas... Mal... Bill...

Tom avait des hauts le c½ur. D'un coup, il re-ouvra ses yeux, se détacha et se précipita vers le cabinet de toilette le plus proche. Bill interloqué ne bougea pas, puis entendant les hoquets et les bruits que produisait son frère se leva et se posta en attente devant la porte. Attendant que Tom revienne soulagé.
Soudain l'avion fut pris d'une secousse. Bill perdit l'équilibre et entendit un bruit sourd retentir de l'autre côté de la porte.
-Tom ?!!!
-...Ca va... me suis juste cogné la tête...

De nouveau une autre turbulence secoua l'avion. Bill tomba n'ayant pas eu le temps de s'accrocher à quelque poignée de secours.
Tom sortit rapidement du petit cabinet et se jeta aux côtés de Bill. Il se fourra dans ses bras tremblants.
Tom tremblait de tous ses membres. Bill avait l'impression de tenir une petite bête terrifiée dans ses bras. Tremblant comme une feuille.
-Tom. Calme toi. Ca va. Tout va bien maintenant.
Cette phrase contrastait étrangement avec la situation dans laquelle ils se trouvaient. Tous les deux affalés par terre. Des enfants pleurnichaient et des mères tentaient de rassurer leurs petits et leurs maris. Le pilote prit la parole et recommanda à tous les passagers de bien vouloir s'attacher. Bill et Tom n'eurent pas le temps de se relever que de nouveau l'avion bascula. Cette fois-ci la secousse se fit plus longue et plus violente. Les pleurs redoublèrent et Tom commençait à délirer tout seul.
-Je l'savais... mauvais pressentiment. N'aime pas l'avion... Peur ... mourir... Bill ...

Georg appela Bill. Il lui demanda d'essayer de revenir s'asseoir. Bill aurait bien voulu, mais le ronronnement du réacteur qu'il entendait d'où il était se tut. Il sentit la panique montée en lui. Ce n'était pas normal. Un réacteur ne s'arrête pas de fonctionner en plein air quand même ? Si ? Non. Tom avait raison. Son mauvais pressentiment... Il aurait dû s'en douter lui aussi...
-Tom. Pardon...
Tom était toujours fourré dans ses bras. L'avion perdit tout doucement de l'altitude.
Le pilote reprit parole dans son micro, recommandant à tous de vérifier que leur ceinture était bien attachée et de se préparer à voir les masques d'oxygène se déballer devant eux et de surtout conservé le calme. L'angoisse et l'incompréhension s'entendaient dans le son de sa voix. L'avion plongeait, bientôt il allait s'écraser.
Bill leva les yeux et essaya de trouver Georg ou Gustav. Il ne les trouva pas. Les lumières s'éteignirent brusquement. De nouveaux cris se firent entendre. Tom se mit à pleurer. Ce qu'il avait redouté se produisait. Il était toutefois soulagé d'être dans les bras de sa moitié. Tout n'était pas perdu. Ils étaient nés ensemble, ils allaient quitter ce monde tels qu'ils étaient arrivés. Serrés l'un contre l'autre. Le sol se rapprochait toujours plus vite.
...


«Un avion de la compagnie Hamburg International à destination de Moscou, s'est écrasé sur la mer Baltique. Aucun survivant n'a pour l'heure été repêché. Parmi les passagers des célébrités se trouvaient à bord. Il s'agit de Tokio Hotel. Les chances pour qu'ils s'en soient sortis sont minimes et faiblissent au fur et à mesure que le temps s'écoule. C'est un coup dur pour l'Allemagne et l'Europe qui devront faire le deuil de leurs stars favorites.
Un temps sombre s'annonce pour la jeunesse européenne...Pour lire la suite de l'article,voir page 5. »



Ils étaient quatre. Ils étaient jeunes. Ils étaient beaux. Ils avaient toute la vie pour eux.]


Alors , c'est long hein ^^
Voilà à quoi je pense en plein examen d'anglais...




Merci pour vos commentaires.
Ca fait plaisir . Merci
.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 11:02

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 12:48

Fic suiteXXIII

 Fic suiteXXIII
Vous ne pouvez pas dire que je ne vous gâte pas ^^ ...
Longue suite quand même ... A vous de juger maintenant:



Bill se lève et empaquette à la va-vite ses dernières affaires. Il a la main maladroite. Il tremble et fait plusieurs fois tomber sa paire de lunette de mouche qu'il essaye vainement de faire rentrer dans son petit sac qu'il gardera près de lui dans l'avion. Je m'approche et la glisse délicatement dans une petite pochette... Et le regarde avec un sourire triste...
-Je ne suis pas douée pour les adieux. Alors...
-Ce n'est pas un adieu. Juste un moment où l'on ne pourra plus se voir, ni se toucher, mais tu seras toujours avec moi, dans mes pensées et dans mon c½ur.

C'est ce qu'on dit. On fait croire aux gens qui partent, qu'on ne les oubliera pas. Jamais. Mais c'est archi-faux. On le dit que pour se rassurer. Ou bien juste par politesse. Parce que c'est toujours ce que l'on dit dans ces cas-là mais le proverbe qui dit : « Loin des yeux, loin du c½ur » se révèle malheureusement n'être que trop vrai.
-Il va falloir y aller là Bill.
Il opine du chef. Oui, il sait qu'il doit partir. Il doit espérer comme moi secrètement, que le temps s'arrête pour tous, sauf pour nous deux. Pour qu'on puisse vivre pleinement ce que l'on veut. Mais on est dans la vraie vie. Ce n'est pas une fiction que je vis là. Non.
Des gars de la sécurité envahissent la chambre pour prendre les valises de Bill. Ils devaient être 5 ou 6. Ils sortaient chargés comme des mules de la chambre. C'est que Bill ne voyage pas léger...
On suit le mouvement. On se retrouve rapidement en bas. Etrangement, le temps passe trop vite. C'est quand on souhaite qu'il soit lent, qu'il augmente de vitesse.
Dans le van, Tom essaye de détendre l'atmosphère en racontant ses exploits de la veille. Ce n'est pas que cela ne nous intéresse pas... mais c'est tout comme.
Georg s'y met et nous raconte la meilleure blague de son répertoire selon lui.
-Bon, alors vous avez 4 poussins sur une table. Mais vous n'en voulez que trois. Qu'est ce que vous faites ?
-Heu... On mange le poussin en trop ?
, propose innocemment Tom.
-Non... Alors la langue au chat ??? Ben t'en pousse un !!! Poussin !!!
Georg se plie en 4 sur son siège. Il n'en revient pas de l'hilarité de sa petite blague.
De le voir aussi rouge de rire, un sourire naît sur mon visage. Ils vont vraiment me manquer ces 4 là. Georg par sa naïveté et son humour parfois lourd mais tellement attendrissant.
Gustav par son honnêteté, sa présence réconfortante et sa bonté naturelle. Même sa timidité qui le rend plus qu'adorable.
Tom par sa fraîcheur et sa gaieté de vivre. Ainsi que sa « zenitude ».
Bill, tout l'amour qu'il m'a fait vivre. La passion, la tendresse, l'affection, l'amour en général. Les hauts comme les bas. Bill en entier me manquera.
Le van ralentit. Nous sommes dans un parking souterrain. Bill serre plus fort ma main qu'il tient déjà fermement dans la sienne. Il me regarde droit dans les yeux pendant une minute entière. Son regard est pénétrant et notre contact visuel est imperturbable. Autour il n'y a plus rien. Nous sommes comme dans une bulle, s'imprégnant de la couleur de la prunelle de l'autre. Nos têtes se rapprochent peu à peu. Nous faisons tous les deux abstraction des trois autres qui nous regardent avec des yeux de merlans frits... Nos lèvres se frôlent. Nos langues se mêlent ensuite. On est juste bien comme ça, mais la portière s'ouvrant à la volée nous fait revenir sur terre.
On nous fait sortir précipitamment. Il faut vite rentrer pour ne pas trop se faire remarquer dehors. Tant de précautions sont prises pour eux. Ils n'en demandent pas tant.
A l'intérieur, tout va plus vite. Les gens se pressent, s'agitent dans tous les sens. Une vraie jungle humaine. Saki nous force à marcher plus vite. Il a peur que l'avion décolle sans lui ? C'est bon, la compagnie est prévenue... Les Tokio Hotel prennent l'avion ce soir, et l'avion ne décollera pas tant qu'ils ne seront pas tous confortablement assis...
On arrive dans une salle d'attente à l'écart. Là c'est tranquille. Là on peut se poser. C'est là qu'on attend. C'est ici que je vois pour la dernière fois Bill. Je le regarde de haut en bas. Je veux m'imprégner de son image jusqu'au moindre détail. Lui il regarde avec inquiétude le tableau qui annonce les heures de départ. L'heure tourne. Bientôt il devra se lever pour s'envoler vers le pays de la gloire...

Il tourne son regard vers moi, me sourit, passe sa main dans mes cheveux et m'attire à lui. S'ensuit un doux baiser langoureux. Nous y mettons tout notre amour. Toute notre passion. Toutes les émotions y passent. L'amour qu'on se porte, la colère que j'éprouve envers lui parce qu'il part, le désir, la peur de l'imaginer dans les bras d'une autre, la joie d'avoir goûtée à ses lèvres de bonheur, la haine pour tout ce qu'il m'a fait subir... Je l'aime. Je ne veux pas qu'il parte. Il m'a murmuré dans le creux de l'oreille qu'il reviendrait. Je n'y crois pas. Tout d'abord, il l'a dit tout bas ; preuve qu'il n'est pas sûr de ce qu'il m'affirmait, ensuite parce qu'il va prendre goût à la vie là-bas, et qu'à peine un pied posé sur le sol américain, je serai passée à la trappe des oubliettes. Sans le faire exprès, vraiment, j'ai mordu trop fort sa lèvre inférieure... Comme ça, il se souviendra de moi pendant encore un petit temps. Le temps qu'il n'y pense plus à sa petite plaie. Baiser interrompu par une passion trop mordante, c'est le cas de le dire, on se regarde dans le blanc des yeux.
Je ne vais pas pleurer quand même ? Si ? Oui.
Les larmes coulent tout doucement le long de mes joues. Bill essuie le sillon d'une larme et m'embrasse la joue. Il me serre alors dans ses bras. J'enfouis ma tête dans le creux de son cou... Je me drogue à son odeur. Elle me rassurait. Qui me rassurera maintenant qu'il part ? Gustav ? Il fait lui aussi parti du voyage...
« Tous les passagers du vol 67532 à destination de la Californie sont priés de se présenter à la porte d'embarquement numéro 54B. »
Mon c½ur se brise quand Bill me détache de lui. C'est maintenant. Je me lève alors et fais la bise aux autres. Les serrant tous contre moi. Mouillant à chacun leur T-shirt...
« Les passagers du vol 67532 sont attendus porte 54B. Vol 67532 ; porte 54B... »
Sa voix robotique m'énerve ! Elle ne se rend pas compte que c'est dur de dire adieu à ceux qui partent. C'est au tour de Bill. Le meilleur pour la fin comme on dit... Ou le plus dur.
Il me susurre encore dans l'oreille que le temps va être long sans moi mais que très vite il sera de retour pour ne plus devoir repartir.
-Je t'aime Bill.
« Dernier appel pour les passagers du vol en destination de la Californie. Veuillez s'il vous plaît vous présenter à la porte d'embarquement n° 54B. »
Je n'ai pu entendre ce que Bill disait. Je n'ai vu que ses lèvres remuer.
On s'embrasse une dernière fois, rapidement.
Il prend ses affaires. Et me frôle encore une dernière fois les lèvres. Un dernier regard et le voilà en marche avec les autres.

On savait tous les deux, qu'en traversant cette fameuse porte 54B, jamais plus l'on ne se reverrait.
Je ne sais pas si avant de la franchir, il m'a regardé une dernière fois. J'étais mal à cet endroit, je ne voulais pas le voir la franchir, je ne voulais pas entendre l'avion décoller, je ne voulais pas être seule là. Je ne voulais pas être seule tout court, mais ils partaient tous. Ceux avec qui j'ai passé presque 2 ans entiers me tournaient le dos. Pas de leur plein gré, mais ils étaient tout de même en route vers d'autres paysages...

Je m'apprêtais à monter dans un taxi quand soudain...

HAaaa !! suspense ^^
Bon Le suspense, tout le monde le sait, c'est nul...
je sais ... mais j'aime ça ^^
d'autant plus que j'ai enfin bouclé la fin ^^
Frustrée de ne pas savoir la fin vous?

Moi, sadique ? Allé ô_O

Et Elle* , elle connaît déjà la fin ^^


# Posté le samedi 08 décembre 2007 16:23

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:21

One shot 6

One shot 6
Enconre une one shot...
Assez spéciale... je ne sais pas d'où me sorti cette idée...
A vous de voir...
D'après les quelques commentaires... vous trouvez ça vraiment étrange...
oui... Désolé.


[Vous êtes des milliers à vouloir le voir.
Vous êtes des milliers à vouloir le toucher.
Vous êtes des milliers à prétendre le connaître parce que quoi ? Parce qu'il vous a regardé une seconde? Parce qu'il vous a dit « Danke schön » un jour ?
Vous êtes des milliers à être loin du compte.
Je suis la seule personne qui le connaît mieux que lui-même. Je vous assure.
Je peux le voir sans que lui ne me voit. Le toucher est chose assez facile quand on sait comment s'y prendre.
Je n'ai pas besoin de lui parler pour savoir ce qui le tourmente. Je sais tout de lui. Je sais tout sans que lui n'ait le moindre doute...
Je le connais depuis des années. Je crois même que je l'ai toujours connu. Je ne suis vivante que parce que je le connais.
Non, je ne suis pas son frère jumeau, Tom.
Je sais des choses que son propre frère ne doit sûrement pas savoir.
C'est en ma présence que Bill est le plus naturel. C'est quand il se croit seul, qu'il se laisse être Bill. Juste Bill.
Vous savez Bill est loin d'être un ange. Je vois son petit manège. Rien n'échappe à quelqu'un comme moi. Je ne le juge pas. Je l'observe. Je ne le critique pas. Je commente.
Je ne suis pas Georg.
Je ne suis pas Gustav.
Je le suis comme son ombre. Je sais d'avance comment il va réagir lors d'une situation imprévue. Je suis à ses côtés sans que personne ne m'aperçoive. Même pas lui... C'est pour vous dire à quel point je suis efficace en étant invisible pour lui.
Il est loin d'être tout blanc. Il se croit supérieur aux autres. Il se croit mieux que tous. Il est de loin l'homme qu'il faut éviter à tout prix tant qu'il est encore temps. Il se croit bon.
Mais il n'est autre qu'une crapule. Il lui arrive de profiter de jeunes filles innocentes consentantes de rentrer dans sa chambre, de pouvoir passer du temps avec lui. Mais très vite, elles se rendent compte du piège qui leur a été tendu. Et il est trop tard. Adieu innocence de jeunesse...
Moi je ne fais rien pour contrecarrer ses plans. Je le laisse s'enfoncer de lui-même. Je veux qu'il se rende compte seul de sa bassesse. De sa nullité. Je veux qu'il se réveille avec de la haine et du dégoût envers lui.
Je resterai le temps qu'il faudra à ses côtés avec mon regard perçant. Même si je ne suis qu'une chose et qu'il ne me voit pas, il me sent près de lui.
Je ne suis pas son garde du corps, Saki.
Un jour, il m'a vu. Je ne sais pas par quel hasard son regard a croisé le mien, mais il en est resté pétrifié un moment.
Je l'ai alors abandonné quelques jours... Pour qu'il en oublie ma présence futile. Je n'ai pas cessé pourtant de me mettre à jours sur ses faits et gestes.
Je ne suis pas une groupie hystérique qui veut lui sauter dessus.

Il est tard. Bill est dans sa chambre d'hôtel, affalé sur son lit. Il est encore habillé. Il n'a eu de courage que pour se traîner de l'ascenseur jusqu'à son lit. Il ne dort pas encore. Il a les yeux fixés sur le plafond peint en blanc de luxe.
Toc. Toc. Toc.
Quelqu'un toque à sa porte.
Je ne suis pas ce quelqu'un. Moi je suis déjà dans sa chambre.
Il grogne, se laisse tomber de son lit. Marche à quatre pattes jusqu'à la porte, se relève et regarde dans le juda.
-Qu'est ce que tu veux David ?, prononça Bill en ouvrant la porte ?
-Juste pour te prévenir que demain, il y a une nouvelle interview rajoutée sur le planning.
-Ha. C'est bien ça. Et je dors quand moi ?
-Maintenant ! Debout à 7 heures demain. Je passerais pour te sortir de ton lit.
-Ouais c'est ça !

La porte se referma dans un claquement sonore. Les murs en vibrèrent 2 secondes. Bill n'est pas assez costaud pour faire plus d'effet que ça à une pauvre porte en bois.
Il se dirige vers le balcon de sa suite et ouvre la fenêtre. De l'air frais s'engouffre alors dans la chambre. C'est bien Bill... Tu me facilites la tâche. Peut-être t'y attends-tu ?
Il se met à faire des va et vient entre sa chambre et la salle de bain. Tendu ce fameux Bill ?
Il parle tout seul. Comme pour se persuader qu'il ne devient pas fou, il se met à lire ses texto et les commente. Pourtant ses commentaires n'ont aucun rapport avec le contenu des messages. Mais ça personne ne le sait. A part lui. Et moi.
Non, je ne suis pas sa conscience. Je suis bien réelle.
Il s'arrête à quelques centimètres de ma cachette. Aurait-il enfin remarqué la bosse que je formais derrière ses rideaux ?
-Qui est là ?
Pourquoi parait-il plus bête qu'il ne l'est quand il a peur ?
Je ne réponds pas... Il n'y a rien de plus frustrant que le silence.
Faisant mine de rien, Bill recule. Se dirige silencieusement vers la porte pour pouvoir s'enfuir à toute jambe et se réfugier tel un pauvre enfant chez son frère. Mais non... il n'en sortira pas. Du moins plus comme avant.
C'est le moment de sortir. De me montrer. Moi qui le hante depuis tant d'années. Lui qui me rend dingue depuis toujours.


Dans trois coups de couteau, on te pleurera Bill.
Dans trois mois, on t'aura déjà oublier.
Je suis ton pire cauchemar.
-Tu m'as brisé le c½ur Bill...
-Corona... Comment ? Pourquoi ... ? Tu...
-Comment quoi ? Comment j'ai fait pour ne pas me flinguer après ta putain de lettre d'excuse ? Pourquoi je n'arrive plus à vivre ? Pourquoi tu es parti ? Tu me tues Bill.
-Je... Ne fais pas ça Corona... Je t'en prie.
-Pourquoi Bill ? Tu as peur de la mort ? Je suis sûre que c'est mieux là bas...
-Non, arrête. On peut arranger les choses... Faire comme avant...
-Comme avant ? Tu ne m'as jamais aimé. Tu me tues Bill. Avec tes airs d'ange... Tes caprices de star... Toi.

Premier coup de couteau. Juste au-dessus du c½ur.
-Arrête !!! Je t'en supplie !
Bill pleurait maintenant, mais ce n'était rien par rapport à mon c½ur qui saignait.
Deuxième coup de couteau.
-Tais-toi un peu Bill. Souffres en silence. Tu n'as pas vraiment mal, n'est ce pas ?
-Corona, pitié. On ... va... trouver une solution...

Bill était à bout de souffle. Les larmes inondaient son teint parfait. Du sang coulait le long de mes mains pour tâcher le magnifique tapis persan.
-Tu me tues... Bill. Tu... nous as tué... C'est fini... c'est...
Troisième coup de couteau ! En plein dans le c½ur.

Je ne me suis pas ratée. C'est comme une libération. Vous ne pouvez pas comprendre.
Bill s'effondre à côté de mon corps qui se vide. Il pleure. Les larmes ne font pas revenir ceux qu'on a perdus. Bill prend l'arme dans ses mains.
Comme je l'avais prévu ; ses empreintes effacent les miennes.
Meurtre prémédité comme on dit. Quelques heures après mon suicide Bill a été suspecté de ma mort. Il n'y avait plus que ses empreintes sur l'arme du « crime ».
Les fans étaient anéanties. Elles ne comprenaient pas le geste de Bill. Personne ne connaissait la vérité. Bill se démenait comme un dingue pour qu'on lui laisse dire la vérité sur ce qu'il s'était passé cette nuit là. Personne ne l'eut crû.
Trois mois plus tard, toujours comme prévu, Bill fut enfermé dans un hôpital psychiatrique...
Plus personne n'entendit plus jamais parler de lui.]






Tellement spéc que j'en ai presque honte

# Posté le mardi 11 décembre 2007 16:28

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 12:43

Fic suite XXIV

Fic suite XXIV
....

-Maman !!! Maman !!! Debout !!
-Han ! Rafael, tu ne vois pas que Maman dormait ?

Rafael, c'est mon fils. Il a 4 ans et demi. Il a toujours le chic pour me réveiller en plein rêve. Cette fois-ci, je rêvais d'une partie de ma vie... Celle où Bill était sensé partir aux USA. Rêver de cette scène m'arrivait souvent. Cette fois-ci je n'ai pas pu tout revivre à cause de ce petit mouflet qu'est le mien.
-Allez, Maman, aujourd'hui Papa revient et c'est son anniversaire !
-Oui, et tu vas aller t'habiller pour aller à l'école. C'est la rentrée aujourd'hui. Allez, Zou !
-Le dernier habillé aura des guilis aux genoux...

Et le voilà qui court jusqu'à sa chambre pour pouvoir s'habiller le plus rapidement possible. J'ai intérêt à faire de même si je ne veux pas crouler sous ses petites mains chatouilleuses. Lui aussi est sensible aux genoux. Tout comme sa mère.

Il a raison, aujourd'hui Papa revient à la maison... Il faut que je me fasse belle pour lui, même s'il me répète sans cesse la même rengaine.
Dans la salle de bain, je cherche partout un Eye-liner. Il a dû oublier d'en acheter un de réserve. Ici, ça part comme du petit pain. Tant pis.
Je sors de ma chambre en même temps que Raf'. On est à égalité. Comme presque tous les matins. Il rigole et court dans mes bras. C'est fou comme il ressemble à son père. Aussi câlin que lui même.
On descend dans la cuisine pour passer à table pour le petit-déjeuner.
-J'ai fais un dessin pour Papa. Je pourrai lui donner moi ?
-Oui, Rafael si tu manges toutes tes céréales.
-Ouiii. Voila j'ai finiiii !!!

Oui il a finit, c'est vrai. Mais mon fils est un goinfre. Il a tout englouti d'une traite rien que pour un dessin à remettre en main propre à son père...
-Tonton sera là aussi ?
-Bien sûr. Tout le monde sera là. Maintenant va te brosser les dents mon chou.

Un ange ce gamin. C'est vrai qu'au début, ce n'était pas facile. Il avait déjà un petit caractère de chef. Il est plus discipliné maintenant. Surtout les jours où Papa revient à la maison. Il part de temps en temps en voyage d'affaire.
Rafael ne le voit pas beaucoup mais il est fier de son Papa chéri. Il est jeune mais il comprend étonnamment bien ce qui se passe. Heureusement qu'il est là ce bout de chou. Sans lui je serais affreusement seule et en manque de celui que j'aime.

Il est prêt et il est l'heure d'y aller. En voiture et Hop, direction l'école maternelle.
Après l'avoir déposé, je vais un peu au bureau. Je suis rédactrice en chef d'une célèbre revue.
J'ai commencé en étant journaliste et par je ne sais quelle chance, on m'a rapidement proposé ce haut poste. Beaucoup de responsabilités mais aussi beaucoup de temps libre, que je décide à ma guise. D'ailleurs cette après-midi, je me suis pris congé. Je dois préparer le retour de mon homme. Il m'a tellement manqué que ce soir, on ne s'endormira pas tout de suite...
Il a intérêt à être en forme.

L'heure passe et arrive le moment où je peux quitter le boulot et laisser mes collègues travailler à ma place... J'ai le droit d'en profiter quand même. Avant c'est à moi qu'on donnait les ordres à suivre... aujourd'hui je les donne.

Je rentre chez moi. Grande et jolie maison avec les escaliers que j'ai toujours rêvé d'avoir. Vous savez ces escaliers que vous voyez dans les dessins animés ou les films de princesses, ces escaliers à l'entrée qui s'ouvrent des deux côtés et se rejoignent en un en haut ? J'ai les mêmes chez moi. Quand on a visité cette maison, j'ai tout de suite craqué sur ces marches. C'était cette maison que je voulais. Pas une autre. Pas une plus grande. Non, juste celle-la.
Mais je vous avoue que ça demande plus de temps pour toutes les nettoyer.
Arrivée chez moi, je remarque que ce n'est pas comme d'habitude. Quelque chose a changé... Il y a un trousseau de clé sur le présentoir. Il est là. Je monte 4 à 4 les escaliers et arrive à l'étage de notre chambre. J'entends de l'eau coulée... Il est sous la douche...
La tentation est trop grande. Elle gagne sur la raison. J'ôte rapidement mes vêtements et me glisse sous la douche à ses côtés.
-J'ai bien cru que tu ne rentrerai pas avant la fin de ma douche.
-J'ai fais au plus vite...

On se sourit. Et on s'embrasse passionnément. Nos lèvres se manquaient. Le manque nous les gerceait. L'eau coule le long de nos deux corps se rapprochant tout doucement pour bientôt ne faire plus qu'un. Le clapotis de l'eau retombant sur le carrelage étouffe nos gémissements muets d'abord puis plus bruyants. Nos retrouvailles sont toujours aussi intenses. Et ce n'est que le début. Il ne sait pas encore ce qui l'attend ce soir. Aujourd'hui, c'est un jour spécial. Un an de plus à son actif, mais surtout à partir d'aujourd'hui, il reste à la maison. C'est un peu les vacances pour lui. Il sera plus présent dans la vie de notre fils. Et plus à mes côtés.
Après encore quelques folies sous la douche, on en sort.
Il me raconte ses dernières semaines.
Je lui décris les nouveaux copains de Rafael. Il se mord la lèvre. Il s'en veut de ne pas avoir été là ce matin pour sa rentrée. Il s'en veut de ne pas être là tous les matins pour lui.
Je m'en veux de lui infliger ça. Peut-être que si je n'étais pas tombé enceinte il aurait repris pleinement sa carrière qu'il avait abandonnée pour me rejoindre. Il aurait dû prendre cet avion pour la Californie. Il n'aurait pas dû m'emmener chez lui et me faire l'amour sans répit. Il aurait dû vivre son rêve plutôt que de réaliser le mien. C'est de ma faute s'il a tout abandonné. Les paillettes, la gloire, les concerts, les fans...il a tout mis de côté pour rester avec moi. Pour ne pas me perdre. S'il serait parti, jamais il ne serait revenu. Il est resté pour ne plus avoir à partir.
Il ne le sait pas, mais suite à la déclaration officielle de notre relation expliquant le pourquoi de la pause qu'il s'accordait au sein du groupe, j'ai eu droit à beaucoup de lettres de groupies et de fans m'accusant de lui pourrir sa vie, que je n'étais qu'une moins que rien trop possessive et que je ne le méritais pas. La liste est longue... J'ai brûlé toutes ces lettres. Parfois il m'arrive d'en recevoir encore une de temps en temps. Des lettres de menaces. Je n'ai rien dis à personne. C'est vrai, c'est de ma faute. Je n'ai gardé qu'une seule lettre. Une fan me faisant part de ses pensées. Elle me souhaitait de tout c½ur de vivre heureuse avec lui, tant qu'il voudrait encore de moi. Elle m'accusait quand même du fait qu'en voulant mon propre bonheur, je lui volais le sien. J'étais coupable du fait qu'il abandonne ce qui l'avait toujours fait vivre ; la musique. Que j'étais égoïste en voulant le garder pour moi seule. Qu'elle espérait vraiment qu'un jour Il me lâchera pour une autre comme il avait lâché sa carrière.
J'ai gardé cette lettre, parce qu'elle a raison. J'ai gâché sa vie. Et je la gâche encore. Mais je ne peux pas m'empêcher de l'aimer et de vouloir le garder auprès de moi.
Mais pour autant que je sache, Il est toujours à mes côtés, avec une progéniture qui plus est.
J'ai réussi quand même à le persuader de reprendre sa carrière à mi-temps ou différemment. Il n'allait quand même pas devenir comptable ou faire un de ces métiers de bureaux qui empoissonnent l' esprit. Non il avait le droit de rester lui mais un peu différemment.
-Tu m'as manqué toi !
Il m'attire contre lui. Il sent bon. Il sent trop bon. Je ne pourrai jamais m'en passer.
-Alors, comment elle était cette tournée orchestrée par mon prince ?
-Epuisante ! Si tu savais comme ces jeunes stars sont si fiers d'eux. Ils se croient tout permis pendant la tournée alors qu'ils ont encore beaucoup à apprendre. Heureusement, je sais comment faire pour les gérer. Sinon ce serait des monstres !
Oui, il est organisateur de tournée. Il part en tournée mais ce n'est plus lui le roi du show...

-Et sinon toi, à la rédac' ça se passe bien ?
-Ca peut aller... Mais pas envie de parler de boulot là... Il va être l'heure là ; tu vas chercher Raf ?
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée...Tu crois qu'il me reconnaîtra ? me demanda-t-il plus qu'angoissé .
-Imbécile ! Bien sûr qu'il sait à quoi ressemble son père ! Tu crois que quand tu n'es pas là, on ne pense pas à toi, on ne parle pas de toi, qu'on ne regarde pas tes vidéos ? Tu crois qu'on peut t'oublier toi ?
-C'est ce que beaucoup ont fait...
-Mais nous on t'aime toi.

Il m'embrasse sur cette déclaration et s'en va chercher notre gamin. Ils vont sûrement aller jouer au parc à deux. Se retrouver entre père et fils. Ca me laissera plus de temps pour préparer le repas et tout ce qui s'ensuit...


Bon voilà la suite tant attendue...
J'éspere que ça vous plait... Du moins plus que la dernière One Shot, sinon je devrais me poser des questions...
Petit saut dans le temps... vous suivez ?

J'ai fini mes examens... C'est les vacances... Enfin!!!
Un peu d'air frais ...
Mon examen oral de Néerlandais est reporté en Janvier... Ma prof devait aller chez le dentiste avec son fils ...
Ca change votre vie n'est ce pas ?

Petit coup de pub' quand même pour une fille qui vient de commencer une fic...
Ce n'est que le début ... mais ça annonce quelque chose d'à mon avis Génial... En tout cas le début est différent de toutes autres fics...
Voila... moi je dis : c'est à lire !! ^^ CLiquE iCI


C'est l'avant dernier "chapitre" avant la fin...
J'ai peur de finir... fin j'ai fini... mais je sais pas...
Peur que ça ne plaise pas.

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 09:36

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:24