Grand coup de coeur pour Lui L'aime fort ce Gummibär <3<3
SUITE et FIN :
....
Maintenant que j'y pense... il n'avait pas l'air bien. Il s'est rongé le pouce quand on parlait tout à l'heure. Il avait dans les yeux, l'expression du gars qui a quelque chose à dire mais qui ne sait pas comment l'annoncer. Je n'y avais pas prêté attention. J'étais trop heureuse de le voir là en chair et en os devant mes yeux. Je n'ai même pas remarqué où il a mis sa valise. Faudrait que je lui fasse une lessive...
Je n'ai pas vu le temps passé et il est 17h00 quand le téléphone sonne.
-Allo ?
-Bonjour, Madame Kaulitz ?
-Elle-même.
Madame Kaulitz... Laure Kaulitz... Ca sonne bien, non ? J'ai prononcé le « Oui » solennel pour pouvoir porter ce nom officiellement. Le Kaulitz a gagné sur mon nom de jeune fille.
Bill c'est mon présent et mon futur. Laure Alosier appartient au passé.
-Ici, l'Ecole de l'Eternité. C'est pour vous dire que votre fils Rafael se trouve toujours à la garderie. Nous voudrions savoir si cela était normal étant donné que d'habitude il n'y reste jamais ou que du moins vous ayez prévenu le matin même... Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui...
-Comment ça ? Son père s'est mis en route il y a plus d'une heure et demie pour aller le chercher. Je ne comprends pas ! J'arrive tout de suite.
-Bien Madame. Merci.
Qu'est ce que cela voulait dire ? Où se trouvait Bill ? Lui était-il arrivé malheur sur la route ? Oh mon Dieu, non pas ça ! Et ce pauvre petit chou resté tout seul à la garderie !
Avec empressement je sortis de la maison et m'engouffra dans ma voiture. Je m'étais assise sur un quelque chose posé sur mon siège. C'était une lettre. Adressée pour moi. Ecrite de la main de Bill. Pas le temps de la lire maintenant. Je la jette sur le tableau de bord, mets le contact et en route pour aller chercher mon petit Rafi... Ce n'est pas la mort, je le sais bien.
Tout de même... Où est Bill ? S'il s'est perdu ou a dû faire un quelconque détour, il aurait pu prévenir non ?
J'arrive à l'école, récupère mon fils, m'excuse auprès de la gardienne, lui explique l'invraisemblance de la situation et retourne dans la voiture avec cette fois, Rafael à mes côtés.
-Maman... il est où Papa ?
- Je ne sais pas mon chou...
-Je voulais lui donner mon dessin moi...
-Je sais mon loulou... Tu lui donneras quand il reviendra.
-Pourquoi ce n'est pas lui qui est venu ? Il m'a oublié ?
-Mais non ! Papa ne t'a pas oublié. Il a dû se perdre en chemin. Il n'a pas l'habitude de rouler dans ces quartiers-ci, c'est tout. Ne t'inquiètes pas.
S'inquiéter ? Comment ne pas s'inquiéter ? J'imagine le pire, moi derrière mon volant. Mais il faut rester calme pour ne pas montrer mon doute... Non. Tout va bien... En rentrant à la maison, on va le trouver assis sur un transat en train de lire le journal. Oui. C'est ça. Lire le journal. Au lieu de s'occuper de son fils et faire tourner en bourrique sa femme.
De retour à la maison, je gare la voiture dans le garage. Sa voiture n'est pas là. Il n'est pas sur le transat alors...mais où ?
J'allais sortir de la voiture quand je me souvins de cette lettre trouvée plus tôt.
Je l'ouvris et la lu :
« Ma Laure,
Pardonne moi. J'aurai voulu faire ça autrement.
Je suis pourri. C'est inacceptable ce que je fais là. Mais je n'ai pas la force. Je n'ai pas le choix. Pardonne moi. J'aurai dû te téléphoner pour te prévenir d'aller chercher notre fils, mais je n'en ai pas eu le courage. Comme toujours, je me dégonfle.
Je ne peux plus conjuguer ma vie au présent ou mieux au futur avec toi et Raf'. De même que je ne peux plus dire que Rafael est mon fils. Je ne le renie pas, non, mais il mérite tellement mieux comme père. Tu mérites tellement mieux comme mari, comme amant que moi.
Tu ne comprendras jamais pourquoi je pars. Je ne sais pas si t'expliquer en vaut la peine.
Je sais que c'est salaud ce que j'ai fais aujourd'hui. On n'aurait pas dû se croiser sous la douche tout à l'heure. J'étais juste venu récupérer quelques affaires. Mais la tentation était trop grande. Tu m'as tellement manqué. Je n'ai pas menti. Je n'ai pas profité de toi. Je t'ai vraiment aimé. Je t'aime toujours autant. Mais je ne peux plus. Je préfère partir avant que ça n'empire. Tu n'y es pour rien. C'est juste moi. Je ne sais pas. Nostalgie du passé ? Sûrement... Peur de ce que l'avenir me réserve ? Certainement. J'aurais peut-être dû prendre cet avion ce soir-là. Ca aurait été dur. Mais comme tu t'en doutais sûrement, en partant j'aurais laissé mes sentiments avec toi qui restait là. Je n'ai pas voulu. Je ne regrette pas, mais je ne peux plus. La musique me manque de trop. Ta présence n'arrive plus à combler ce manque là. C'est purement égoïste et lâche ce que je te fais subir. Par lettre en plus. Quel connard je fais. N'essaye pas de me retrouver. Je ne reste jamais bien longtemps au même endroit... Je te contacterai. Crois-moi.
Ne dis encore rien à Rafael. Explique lui juste que ... Non. Dis-lui la vérité. Il doit savoir que son « père » n'est qu'un enfoiré. Apprends lui à ne pas me ressembler. Fais en sorte qu'il me haïsse pour que jamais il ne fasse ce que moi j'ai fait et continue encore aujourd'hui de faire.
Laure je t'ai brisé. Tu m'a toujours fais confiance. Tu m'as toujours aimé. Je t'ai fais vivre un rêve, et aujourd'hui putain journée de septembre, je te brise une fois de plus.
Apres çà, je comprendrai tout à fait le fait que tu ne veuilles plus jamais me parler... Mais il nous faudra se revoir. Pour régler certains papiers...
J'aurai aimé que cela se passe différemment. J'aurais voulu rester avec toi et vivre heureux avec toute une ribambelle de gosses qui seraient les nôtres. Mais ce n'est pas pour moi. J'ai essayé. J'ai adoré. J'ai cru que ça marcherait. Mais plus les jours passaient, plus les années passaient, plus ce manque se montrait présent.
Je t'ai déjà dis que je t'aimais ? Pas le courage de relire les bêtises que je te dis... Ca me tuerait de relire. Tu vois, égoïste que je suis je ne me donne même pas la peine de lire pour voir si ce que j'ai écrit n'est pas trop horrible. Je laisse ça tel quel au risque de te détruire à chaque ligne un peu plus.
Je n'oublie rien de notre histoire. Je n'en garde que les meilleurs souvenirs. Les mauvais moments, je préfère les rayer de ma mémoire. Preuve de mon égoïsme encore une fois ici, moi je ne veux plus y penser, alors que toi, chaque jour ces évènements doivent défiler dans ta tête. Putain quel con !
Je vais juste te demander de ne pas me pleurer. Hais-moi, c'est ton droit. Mais ne verses plus de larmes pour moi. Trop ont coulé par ma faute. Oublies-moi en te perdant dans les bras d'un autre. Aime celui qui te mérite. Vis comme il aurait fallu que tu vives. Sans jamais avoir croisé ma route...
Peut-être qu'un jour, je saurai t'expliquer... Peut-être qu'un jour tu me pardonneras... Mais jamais je ne regretterai.
Tu es belle, tu es jeune, tu es intelligente, tu es sensible, tu es forte, tu es ambitieuse, tu as tout pour toi. Je n'ai rien à faire dans ta vie.
Pardonne moi de te faire fausse route le jour où tu te réjouissais de mon retour. Pouvoir fêter mon anniversaire en famille. Pouvoir aimer et vivre heureux. J'ai tout gâché. Tout est de ma faute. Tu n'y es pour rien. Tu as été la femme que je rêvais d'épouser. Tu es la meilleure mère qu'un gosse peut espérer avoir un jour. Tu es la meilleure amie à qui on peut se confier. Tu es la femme que tout le monde doit avoir rencontré au moins une fois dans sa vie. J'ai eu droit à tout ça... Merci pour tout, Laure.
Un jour, tu rigoleras en repensant à moi. Quand tu seras grand-mère, tu raconteras à tes petits enfants comment un jour tu as sût rester forte malgré les malheurs qu'un idiot t'avait fait vivre.
Je ne regrette rien, je me répète. Je t'aime, je n'y peux rien. Je ne t'oublie pas. Je suis comme ça. Mon c½ur t'appartiendra toujours. Je suis juste une erreur de parcours.
Bill K. »
-Maman ? Pourquoi tu pleures ?
-Pour rien Rafael... Pour rien.
.....
Il ne faut jamais confier son c½ur à une seule personne. On finit toujours par le regretter.
J'ai aimé. Je l'ai aimé de trop. J'ai tout donné pour lui. J'ai tout abandonné pour lui.
Il m'a brisé. Il m'a trop brisé. Il a tout fait pour me faire rêver. Il a tout défait pour que lui continue à rêver.
Rafael a grandi. Sans son père. Je l'ai élevé de manière à ce qu'il ne nourrisse pas de haine envers ce père disparu sans raison. Il lui est arrivé de le voir quelques fois. Ces rencontres restaient froides et régnait un certain malaise.
Bill et moi, nous nous sommes revus pour régler cette fameuse paperasse. Papiers de divorce...Chiffons d'un amour révolu. Je n'ai pas croisé son regard. Non ce n'est pas moi qui l'ai fuit ; il n'a pas osé relever ses yeux baissés. Il avait honte ? Tant mieux.
Je n'ai pleuré qu'une fois... lorsque j'ai dû expliquer à Rafael pourquoi son Papa n'était pas là pour admirer son beau dessin.
Je ne le hais pas. Non. Je suis tout à fait indifférente maintenant. Plus rien ne peut me faire de mal. J'ai trop souffert. Je suis une blasée de la vie. J'ai mis toutes mes forces et le reste de mon c½ur meurtri dans l'éducation de Rafael. Je lui ai appris les pièges de la vie. Je lui ai recommandé de se méfier des autres. En particulier de ceux pour qui vous avez tendance à vous accrocher dès le premier regard, dès les premières paroles échangées. Il ne doit pas connaître ce que moi j'ai vécu.
J'ai vécu des hauts et des bas. J'étais heureuse. J'étais malheureuse. J'étais tout simplement amoureuse.
Vous vous souvenez de mes débuts à leurs côtés ? Ne me dîtes pas que vous n'étiez pas un peu jalouse. Je suis sûre que vous vouliez toutes passer dans leurs lits comme je le faisais...
Mais regardez moi aujourd'hui. Je n'ai plus ma famille. Mes amis m'ont tourné le dos. Je n'ai plus rien. Le soir, je rejoins seule mon lit avec comme unique compagnie sa lettre fourrée sous mon oreiller. C'est tout ce qui me reste du Bill que j'aimais, après le fils qu'il a gentiment daigné me laisser. Vous voulez toujours vivre ma vie ?
Bill a repris sa carrière au sein du groupe de Tokio Hotel. Ils n'ont plus le même succès qu'à leur début. Mais ils ont retrouvé leurs vrais fans... Ceux qui étaient là pour la musique avant tout. Il a peut-être trouvé une bonne groupie pour ses envies d'un soir... Je ne veux pas le savoir.
Et moi dans tout ça vous allez me dire ? Je n'ai plus qu'à espérer vivre heureuse dans mon malheur...
THe end.
Voilà ... qu'en pensez-vous?
Toute critique est acceuillie à bras ouverts...
Fin trop brute ? Pas assez ? Fait à la va vite ? satisfait? S'enfout? ....
Je suis occupée à écrire une autre Fic.. j'éspère qu'elle plaira autant que celle-ci... Elle sera différente...
MErci de m'avoir lu... de m'avoir suivi... de m'avoir encouragée .... et patati et patata ...
Je remercie Ma Virginie... qui sans elle, je n'aurai jamais posté ma fic...
Et je remercie tout le peuple qui est venu perdre son temps sur mon histoire ...
MErciii!!
VOila séquence émotion terminée.... A bientot !!!
Et parce qu'Elle a mis le 100 ème commentaire. Ce qui clôt royalement cette première fic'. Mercii <3

